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Publié le 07/02/2012 Par Jennifer Declémy





Il n'est pas en campagne mais presque. Actuellement Nicolas Sarkozy se situe dans un entre-deux politique pour le moins délicat.


Si Angela Merkel est déjà au courant de sa candidature à l’élection présidentielle, ce n’est pas encore le cas des français même si personne en France n’en doute aujourd’hui. Impatient, nerveux et excité comme un pur-sang racontent ses proches, Nicolas Sarkozy veut du sang et de la bagarre, entre lui et François Hollande qu’il juge désormais être son seul adversaire, ayant visiblement déjà enterré Marine Le Pen et François Bayrou.

Alors que son annonce de candidature ne devait avoir lieu qu’au début du mois de mars, quelques jours avant le dépôt des parrainages au Conseil Constitutionnel, soit le 16 mars, finalement cela pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord à partir de la publication de la liste officielle des candidats, tous auront le même temps de parole, à la nanoseconde près. Or, le chef de l’état, qui ne veut certainement pas parler aussi peu que Philippe Poutou, désire profiter un maximum de ses prérogatives de Président de la République pour monopoliser les médias et remonter ainsi dans les sondages. Car le véritable problème réside aussi dans ces fameux sondages : à seulement 75 jours du premier tour de l’élection présidentielle, le président sortant accuse un grave retard qui le menace très sérieusement. Pour remonter la pente, ses proches le pressent de hâter son annonce de candidature qui devrait créer, selon eux, un appel d’air bénéfique à leur champion.

Si le président sortant est prêt à entrer en campagne, on perçoit même déjà son futur axe de campagne, avec la sortie douteuse de son ministre de l’intérieur ce week-end : alors que sa victoire en 2007 était largement due à son siphonage des voix du Front National, cet électorat est reparti vers Marine Le Pen, et pourrait donc aujourd’hui le faire perdre. Le futur candidat s’est donc lancé dans une opération reconquête, droitisant ses propos et faisant toutes sortes d’appels de pied aux électeurs d’extrême-droite, lançant même, par la voix de Jean-François Copé, un appel au « vote utile » de ces électeurs, reconnaissant donc implicitement que le Front National est à l’UMP ce que le PCF ou le FDG sont au Parti Socialiste.

D’un point de vue logistique son équipe de campagne s’active également. Son QG de campagne, dans le 15e arrondissement, rue de la Convention, sera bientôt prêt à utilisation et le parti présidentiel réserve des salles pour les futurs meetings de campagne. Un nom de porte-parole circule également, celui de NKM, mais rien n’est moins sûr après la direction idéologique prise par le président, qui va à l’encontre de la frange de la droite qu’incarne la ministre de l’écologie.





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