Pas sûre que l'interview de ce matin fasse taire la polémique. En déclarant au journal de Nicolas Demorand qu'il gagnait 27 000 euros brut par mois, sans compter les primes, Richard Descoings montre qu'il est un directeur de grande école particulièrement privilégié, quand ses collègues directeurs d'universités ou d'écoles de commerce gagnent deux ou trois fois moins. De quoi s'interroger sur le pourquoi d'un tel revenu faramineux.
Lui se justifie par le fait qu'il "crée des emplois, du pouvoir d'achat et prend des risques". Parce qu'il a singulièrement développé la prestigieuse école ces dernières années, Descoings s'est donc permis l'obtention d'un gros salaire, que l'école justifie également par les mutations et l'entreprise de modernisation de Sciences Po Paris.
Cependant, il n'est pas certain qu'un tel argumentaire persuade, dans la mesure où cela s'est traduit par une explosion des frais de scolarité, alors même que l'année dernière le comité exécutif s'est partagé près de 300 000 euros de primes. C'est le temps de la crise et des efforts budgétaires, mais pas pour tout le monde apparemment.
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