"Atteinte à la vie privée de ses locataires" : c'est l'accusation que porte la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés contre l'OPHLM de Paris, qui actuellement s'occupe de 120 000 citoyens.
C'est une première dans l'histoire de la CNIL créée dans les années 1970, qui a, sur son site internet, dressé la liste d'une série de manquements. Cette mise en demeure est la première étape vers une sanctions administrative.
Tout d'abord, la CNIL reproche à l'OPHLM le contenu de certaines données enregistrées dans son énorme fichier pour la gestion locative, IKOS, et qui comporte des informations très personnelles. Ainsi, des données de santé sont présentes dans ces dossiers, ce qui est contraire à la loi.
Cette mise en demeure résulte de plusieurs plaintes de locataires qui s'étonnaient du fait que des gardiens avaient accès à des informations privées. C'est d'ailleurs un autre reproche qu'adresse la CNIL à l'OPHL qui lui donne deux mois pour régler ce problème avant de prononcer de lourdes sanctions financières.
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