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Publié le 06/02/2012 Par Jennifer Declémy





Devant le tribunal de grande instance de Paris se déroule en ce moment un procès opposant une école catholique à un sex-shop situé à proximité.


Les plaignants sont les membres de l'association catholique Cler amour et famille, qui est partie en croisade contre la devanture d'un sex-shop à moins de 200mètres d'une école catholique.

Ne supportant plus ce voisinage qu'auraient à subir leurs chers bambins, ces familles demandent au tribunal de juger si les sex-toys sont des objets érotiques ou ponographiques car, dans le deuxième cas, la loi de 2007 est claire : "l'installation d'un établissement à moins de 200mètres d'un établissement d'enseignement, d'un établissement dont l'activité est la vente ou la mise à disposition au public d'objets à caractère pornographique" est strictement interdite.

Les godemichés, accessoires de lingerie, vibromasseurs et autres objets à caractère sexuel sont-ils pornographiques ou érotiques? Les juges devront trancher, et en cas de réponse positive à l'accusation portée par les familles catholiques, le gérant du magasin risquera une peine de deux ans de prison et 30 000 euros d'amende. Cependant, le procès, qui doit commencer mercredi, pourrait se voir interrompu par le dépôt d'une QPC qui défend l'idée que la loi utilisée par les attaquants est inconstitutionnelle, car entravant la liberté de commerce.





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