La météo n'est plus au beau fixe entre l'Angleterre et la France. Terminée la lune de miel entamée en 2007 entre Nicolas Sarkozy et Gordon Brown, qui s'était dissipée avec la crise. Aujourd'hui cependant, avec le successeur du travailliste, les choses sont encore plus compliquées, surtout depuis que David Cameron a refusé le 09 décembre dernier de signer le futur traité budgétaire européen. Depuis, les sujets de tension semblent se multiplier, et la taxe sur les transactions financières à la française est le dernier en date.
"Au moment où nous battons pour l'emploi et la croissance, faire quelque chose qui coûterait un si grand nombre d'emplois me parait extraordinaire" a déclaré le premier ministre britannique, qualifiant la décision du président français "d'incroyable". Mais pour autant, non sans ironie le leader anglais n'a pas hésité à déclarer que, "dans un sain esprit de compétition avec la France, si elle instaure une taxe sur les transactions financières, notre porte sera ouverte et nous pourrons accueillir au Royaume-Uni beaucoup plus de banques et d'entreprises françaises, et notre économie se développera".
Sans rire cette fois-ci, David Cameron a estimé que Nicolas Sarkozy était "un homme remarquable" et "qu'il lui souhaitait le meilleur". Ce serait sans doute plus crédible si on ne savait pas à quel point les relations entre les deux hommes sont tendues.
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