La contestation monte parmi la population russe, mais le Premier Ministre actuel n'en a cure. Cette semaine le dirigeant russe a admis qu'il y avait une possibilité pour qu'en mars prochain, se déroule un second tour, ce qui ne se serait jamais produit pour lui.
Face à lui, six candidats se présentent : Guenmadi Ziougarov, Vladimir Jirinovski, Sergueï Mironov, Grigori Iavkinski, Dmtri Mezentsev et Mikhaïl¨Prokhorov. Résultat de cette accumulation, Poutine ne remporte qu'environ 50% d'intentions de vote, score historiquement bas pour lui et qui en effet menace ses chances de remporter la présidentielle dès le premier tour, comme il en avait l'habitude.
Cependant, s'exprimant sur le sujet, le premier ministre russe a estimé qu'un second tour serait "une source de déstabilisation", cela "signiferait le prolongement d'une forme de combat, et donc une certaine destabilisation de notre situation politique". Face à lui pourtant les opposants font tout pour le mettre en ballotage.
Depuis le mois de décembre, la Russie connait une vague de contestations sans précédent envers le pouvoir actuel. Des dizaines de milliers citoyens russes ont manifesté ces deux derniers mois, et une nouvelle manifestation aura lieu samedi prochain. Preuve supplémentaire de la contestation qui monte face à Vladimir Poutine : hier, une immense banderole sur laquelle était écrite "Poutine pars", avait été accrochée par l'opposition en face du Kremlin.
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