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Publié le 05/02/2012 Par Jennifer Declémy





L'épisode de ce week-end à l'ONU a fait réagir les Etats-Unis. Après les protestations du président Obama, le gouvernement américain a évoqué la possibilité très forte d'accentuer les sanctions sur le régime d'Assad.


Ce dimanche 5 février, Hilary Clinton, secrétaire d'état américaine, a déclaré officiellement que les sanctions américaines contre la Syrie allaient être approfondies, afin de priver le régime d'armements et de financements, expliquant "travailler pour obtenir des sanctions régionales et nationales contre la Syrie et pour renforcer celles que nous avons. Elles seront appliquées avec la plus grande rigueur pour assécher les sources de financement et des livraisons d'armes qui maintiennent en vie la machine de guerre du régime".

En même temps que la responsable américaine, les pays de la Ligue Arabe ont également fortement critiqué le régime d'Assad et dénoncé "la tragédie humaine" qui se joue actuellement en Syrie. Le Premier ministre tunisien, qui a expulsé l'ambassadeur syrien de sa capitale, a également demandé à la communauté internationale de rompre toute relation diplomatique avec le tyran. Le ministre des affaires étrangères turc lui a même évoqué la question du droit de veto du conseil de sécurité de l'ONU, demandant qu'on en rediscute les modalités.

Le vote du conseil de sécurité hier a déclenché une vague d'hostilités de la part des pays arabes qui ont balayé l'argument de l'ingérence avancé par Moscou et Pekin. Prenant la défense du peuple syrien "qui attend des actes (...) la moindre chose est de rompre l'ensemble des relations avec le régime syrien", les pays arabes comparent ce vote à un "droit à tuer" donné au dictateur.

Après ce vote négatif, les Etats-Unis en premier lieu semblent réfléchir à un soutien des opposants au régime, notamment par la voix de son sénateur Joseph Lieberman qui a exprimé publiquement cette idée. La France elle veut mettre la pression sur la Russie pour l'obliger à changer son vote.





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