Hauts-de-Seine (92) Société

Affaire Mediator : Jacques Servier présent à Nanterre pour la reprise du procès

Publié le  Par Gaspar S.

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Arrels Fundacio - flickr

Après un an d'interruption, le procès du Mediator a repris le 21 mai à Nanterre (Hauts-de-Seine). Le patron du groupe pharmaceutique est présent à l'audience.

C'est un procès monstre qui reprend ce 21 mai. Quelque 700 parties civiles demandent réparation pour tromperie aggravée. Dans le box des accusés, Jacques Servier, patron du groupe pharmaceutique qui porte son nom. Le Mediator, médicament fabriqué par Servier, est soupçonné d'être responsable de plusieurs centaines de morts en France.

 

A lire également : L'ancien pharmacien de Mediator mis en examen.

 

Jacques Servier, 91 ans, est accusé de «tromperie aggravée» devant le tribunal correctionnel. Une instruction est menée en parallèle au pôle santé du parquet de Paris sur les mêmes faits. Le Mediator a été commercialisé en France de 1976 à 2009. Selon le rapport des experts judiciaires, le médicament pourrait provoquer la mort de 1300 à 1800 personnes par valvulopathie.

 

Une pathologie incurable

 

Pour que la procédure soit rapide, les victimes ont provoqué un citation directe pour «tromperie aggravée». Elles doivent elles-même apporter la preuve de la tromperie dont elles sont victimes. Ainsi, Jacques Servier se voit reprocher d'avoir délibérément trompé les patients sur la composition du Mediator.

 

Ce dernier était destiné aux malades souffrant de diabète mais également prescrit comme coupe-faim à des personnes souffrant d'obésité. Dans le viseur des parties civiles, le Benfluorex. Ce principe actif du Mediator est à l'origine du développement de valvulopathies (déformation des valves cardiaques) et d'hypertension artérielle pulmonaire, une pathologie rare pour le moment incurable.

 

QPC

 

Le 14 mai 2012, le procès avait tourné court : la défense avait soulevé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). La Cour de cassation avait accepté de transmettre cette demande de l'accusé mais la haute juridiction avait refusé de transmettre cette QPC au Conseil constitutionnel. Jacques Servier contestait le fait d'être jugé à Nanterre tandis qu'il était mis en examen pour des faits similaires à Paris, ce qui avait ajourné le procès.

 

Jacques Servier – jugé avec les quatre anciens cadres de Servier et sa filiale Biopharma – encourt  jusqu'à quatre ans de prison et une amende de 75 000 euros. La peine de prison semble toutefois difficile à concevoir étant donné le grand âge de l'accusé.







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