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Fermeture de PSA Aulnay : Les syndicats s'insurgent contre le chantage de la direction

Publié le  Par Nina G.

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Rue89

Dans la matinée du 24 avril, la fermeture anticipée du site a été annoncée avant d'être démentie. Une annonce qui a provoqué un tollé chez les syndicats, la CGT en tête.

 

A propos de la fermeture anticipée

 
Le directeur financier de PSA, Jean-Baptiste de Chatillon, annonçait en début de matinée la fermeture du site jetant l'opprobre sur la grève qui paralyse le site. "Le fait qu'un petit nombre de personnes continue à perturber notre usine pourrait nous y obliger" a-t-il insisté. PSA serait sur le point de faire basculer la production de la Citroen C3, initialement basée à Aulnay, sur le site de Poissy (Yvelines). Une rumeur infirmée par la direction qui répète sa volonté d'arrêter la production en 2014. 
 
 

Un "chantage habituel"

 
Les syndicats soulignent la position hypocrite du patronat. Philippe Julien, secrétaire général de la CGT, atteste que la fermeture du site est prévue dès "janvier 2014" et non courant de l'année 2014. Et d'enchérir : "C'est le chantage habituel des patrons,. Maintenant, ils vont coller ça sur le dos des grévistes (...), ils se servent de ce prétexte parce qu'ils sont en échec complet devant la détermination des grévistes".
Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, rappelle quant à lui, que l'important pour les salariés c'est d'obtenir "un minimum de garanties" sur le volet social. "Si la direction veut fermer l'usine plus vite, il va falloir qu'elle paye, il va falloir qu'elle casque" a-t-il continué. La CGT enjoint le gouvernement à prendre position et à sauver les emplois menacés. 
 
Selon l'autre syndicat majoritaire, le SIA, la CGT par ses actions rend finalement service au patronat. A propos du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), la déléguée du SIA, Tanja Susset, a déclaré : " Il est hors de question d'écourter les délais donnés dans le cadre du PSE et des négociations sur les mesures d'accompagnement" des salariés.
 
La CGT considère que le directoire présidé par Philippe Varin a "mis à l'ordre du jour une résolution scandaleuse" prévoyant un rachat d'actions pour 320 millions d'euros et la distribution de 30 millions d'euros dans l'optique de faire monter le cours de l'action. 
Bruno Lemerle, représentant CGT au comité central d'entreprise, estime que la direction n'a qu'un dessein: celui de renforcer la famille Peugeot. 

 







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