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Pourquoi le métro est-il plus pollué que le périphérique ?

Publié le  Par Gaspar S.

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denegro - flickr

Les taux de pollution mesurés depuis trois ans dans les stations de métro montrent une présence de particules fines dangereuses pour la santé.

En août dernier, des données sur la qualité de l'air dans les stations parisiennes étaient rendues publiques. Les stations Auber, Châtelet et Franklin Roosevelt avaient été testées. L'étude menée conjointement par l'Observatoire régional de santé (ORS) et Airparif entre 2009 et 2012 démontrait que le taux de particules fines – particulièrement nocives – était plus important dans les voies sous-terraines parisiennes que dans l'air du périphérique parisien. Les lignes les plus polluées seraient celles du RER A ainsi que les lignes 1 et 14.

 

A lire également : Le périphérique : 40 ans et des problèmes.

 

Le seuil de particules fines métalliques autorisé par l'Union européenne depuis 2010 est de 50 mg/m3. Seuil auquel il ne faut pas être exposé plus de 35 jours par an. Or, les relevés indiquent que les taux de particules sont proches des 100 voire 200 mg/m3. Un vrai problème de santé publique au vu des chiffres de fréquentation annuelle des métros et RER par les Franciliens de tous âges. Les 15 000 salariés qui travaillent quotidiennement sous terre sont en première ligne.

 

Des particules métalliques dans le foie ou le coeur

 

Comment expliquer ce phénomène ? Les particules métalliques sont émises par les systèmes de freinage. La grande majorité des rames d'Ile-de-France ne fonctionnent pas avec un freinage électrique – que la RATP voudrait pourtant développer. Les modes de freinages vétustes sont donc particulièrement dangereux pour la santé. Les particules produites entrent dans l'organisme par les voies respiratoires et peuvent passer ensuite dans la circulation sanguine par les alvéoles pulmonaires. On peut ensuite les retrouver dans des organes comme le foie ou le cœur.

 

Plus la rame va vite, plus elle pollue car son freinage demande une plus grande pression sur les rails. Le RER, qui peut rouler à 90 km/h, expulse encore plus de particules que le métro. De même, si les voitures sont bondées, le freinage demande un effort plus grand – en raison du poids global du véhicule. Là encore, l'expulsion des particules est plus importante. Les voyageurs qui utilisent les lignes les plus fréquentées sont donc plus exposés que les autres.

 

Une étude britannique publiée dans la revue, Environmental Science & Technology, a prouvé que même en roulant, le métro dégageait dans l'air des particules contenant du cuivre, du chrome, du fer ou du zinc. Si un automobiliste du périphérique n'est pas amené à stationner – lors d'un bouchon par exemple –, il sera de fait moins exposé à des pollutions nocives que les usagers quotidiens du métro ou du RER.







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