France Sport

SportHebdo : l’inlassable combat

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

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Le cyclisme et le dopage, les médaillés d’été et ceux d’hiver, les footballeurs et leur générosité, le PSG et les autres, l’actualité sportive commentée au-delà du simple résultat.

Mystères. La lutte antidopage a ses mystères. Surtout lorsque l’agence mondiale (AMA) va à l’encontre de l’Union cycliste internationale. Cette dernière préconisait d’interdire le Tramadol, un antidouleur très utilisé en France et par… les coureurs. Le hic, c’est que cet antalgique peut avoir des effets secondaires néfastes. Et notamment une baisse de concentration, ce qui pouvait expliquer en partie une recrudescente des chutes dans le peloton à des moments pourtant pas critiques. Des chutes mais pas que… Et  peut-être aussi des performances étonnantes. « Si on a un antidouleur, on peut repousser la douleur et avoir de meilleures performances. Le Tramadol est un problème dans le vélo, il faut agir», s’est d’ailleurs étonné David Lappartient, président de l’UCI. Et bien, non, l’AMA  n’a pas inscrit ce puissant antalgique sur la liste des produits prohibés. On le regrettera d’autant plus qu’il peut entraîner une dépendance, ce qui, on en conviendra n’est pas fait pour plaider pour un cyclisme propre. Le patron du cyclisme mondial a donc décidé d’agir à sa façon en interdisant le départ d’une course à un coureur présentant des traces de Tramadol, synonyme pour lui (mais sans le dire) de produit dopant. Une goutte de sang au doigt suffira. Franchement, on se demande encore pourquoi l’AMA s’obstine à l’autoriser au même titre que les corticoïdes. Sport à la pointe -et pour cause d’un passé sulfureux- de la lutte antidopage, le cyclisme devra inlassablement continuer son combat…

Tous égaux.. Pourquoi le médaillé olympique d’hiver serait-il moins coté que celui d’été ? J’explique. Tous les médaillés des Jeux touchent une prime. Ce qui permet à bon nombre -on ne parle pas des ténors- d’entre eux parfois à la limite du seuil de pauvreté (ben oui !) de respirer un peu financièrement. Mais allez savoir pourquoi les primes des médaillés d’hiver n’étaient pas défiscalisées au contraire de celles d’été. Il a donc fallu que "notre’" champion de biathlon Martin Fourcade, par ailleurs désormais membre du comité d’organisation des Jeux 2024, s’en mêle pour que l’affaire soit réglée, que tout le monde soit remis à égalité et toutes les primes exonérées du fisc. Avouez qu’après les coupes sombres, financières et humaines, du budget des sports, l’affaire aurait fait mauvais effet… 

Beau geste. Ils ne le font pas tous savoir mais de nombreux joueurs de foot font preuve de générosité. On se souvient ainsi que Kylian MBappé avait annoncé reverser l’intégralité de ses primes du Mondial à des associations caritatives. Le beau geste de la semaine revient à l’Argentin de Marseille, Lucas Ocampos. Croisant à dans une rue de la cité phocéenne les membres de l’association de bienfaisance contre le dénuement (ABCD) près d’un supermarché, le milieu de terrain de l’OM s’est spontanément arrêté  et a "dévalisé" le commerce  remplissant son chariot de pâtes, riz et vaisselle jetable. Chapeau !

A part ça, le PSG…. A part ça, le PSG se promène en Ligue 1 : dimanche, c’était au tour de Lyon, pourtant principal rival, de passer à la moulinette (0-5) des Parisiens et de MBappé, auteur d’un rare et fantastique quadruplé ; et comme ses éventuels rivaux  (Lyon, Marseille, Saint-Etienne, Bordeaux…) jouent au yoyo, on va essayer de se passionner pour la 2e place, ce qui n’est pas gagné d’avance. A part ça, pour le choc psychologique à l’arrivée d’un nouvel entraîneur, on repassera : les Nantais version Halilhodzic ont pris 3-0 à Bordeaux… Et à part tout ça, on ne comprend pas ce qui se passe à Monaco : remarquez, on a toujours eu du mal à comprendre ce que disait l’entraîneur Jardim…

Ils l’ont vraiment dit. « Par contre, lui sans sa barbe et sans ses cheveux, je ne suis pas sûr qu’il puisse continuer à faire de la télévision », de Patrice Collazo, en réponse à Sébastien Chabal, consultant du Canal Rugby Club qui reproche à l’entraîneur du RC Toulon de trop crier : « A l’entraînement, il crie, avant le match, il crie, à la mi-temps, il crie et même pendant le match, il crie ». Et Collazo, pour finir, d’inviter celui qui appelle le hipster, à venir passer une semaine en immersion du côté de la rade pour voir comment ça se passe…
(Sources : L’Equipe, Aujourd’hui, internet).

 







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