Marie-Paule Belle est décédée
Publié le Par Fabrice Bluszez
La chanteuse Marie-Paule Belle, 80 ans, est décédée. Apparue sur la scène en 1973, elle chanté des textes de Françoise Mallet-Joris, comme "La Parisienne", "Les petits patelins", "Wolfgang et moi"...
Teintés d'humour et de poésie, “décalés", avait dit Philippe Bouvard en la présentant pour la première fois à la télévision en 1973, les chansons de Marie-Paule Belle ont fait sourire le public des années 70 à aujourd'hui. Sans se prendre au sérieux, l'artiste avait derrière elle une maîtrise de psychologie et 11 ans de piano classique, elle a surtout été découverte grâce à La Parisienne… Elle avait aussi réalisé un tour de chant rendant hommage à Barbara… Un talent, une élégance aussi.
Née à Pont-Sainte-Maxence le 25 janvier 46, Marie-Paule Belle est décédée ce 25 juillet 2026 à Neuilly-sur-Seine. Sa dernière prestation sur scène, c'était au Théâtre de Passy, à Paris, du 19 au 31 mai. Elle s'intitulait “Au revoir et merci”. On retrouvera Marie-Paule Belle sur Instagram. Céline Dupas-Hutin expliquait…
Marie Paule Belle a imaginé cet ultime récital, tissé des plus belles chansons de son répertoire, pour offrir un au revoir sensible, joyeux et inoubliable à son public fidèle.
« Tirer sa révérence doit être une fête »
Et Le Figaro ajoute …
« Je vais profiter de chaque seconde de note de musique », avait-elle d’emblée annoncé. Seule avec son piano noir, juste éclairée par les lumières de Jacques Rouveyrollis, Marie-Paule Belle avait tricoté un tour de chant impeccable. Des titres fins et poétiques comme Pays natal, La Petite écriture grise et Loin. Des paroles féministes sur Wolfgang et moi. Entre deux chansons sérieuses, elle prenait des airs d’Annie Cordy, sautillait sur son siège et faisait éclater de rire la salle avec Nosferatu et J’ai la Clef. En final, la version endiable de son tube La Parisienne avait évidemment fait un malheur. « Tirer sa révérence doit être une fête », avait-elle décidé.
Françoise Mallet-Jorris
Sur sa relation avec Françoise Mallet-Jorris, Marie-Paule Belle s'est confiée à Voici…
"Quand on a commencé, elle a été ma complice de travail, ma meilleure amie. (…) Nous sommes devenues les meilleures amies du monde. On habitait juste à côté, on était tout le temps l’une chez l’autre. J’ai ensuite vécu ailleurs qu’à Paris, et elle à Bruxelles, mais on se téléphonait tout le temps"
"Quand je suis revenue à Paris, et qu’elle est tombée très malade, sur la fin, c’était un peu comme mon enfant. Elle a fait un AVC, était très mal en point, et nous communiquions par le regard, les sourires, les pressions de la main. C’était tellement tendre, émouvant, et éprouvant",
"Cette complicité et cet amour a duré toute ma vie, sous toutes ses formes. Il s'agissait vraiment d'un amour fulgurant qui vous plonge dans une parenthèse magique par rapport au réel. J’ai eu une chance formidable de vivre cet amour-là, et je souhaite à toute le monde de vivre quelque chose d’aussi fort".