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Contre l'antisémitisme : 100.000 à Paris

Publié le  Par Fabrice Bluszez

Crédit image © Copie d'écran BFMTV


Ils étaient 105.000 selon la préfecture de Paris, au départ des Invalides, pour cette marche du dimanche 12 novembre contre l'antisémitisme. Au total, 182.000 personnes auraient marché dans tout le pays.

Pour cette marche lancée par Yaël Braun-Pivert, président de l'Assemblée nationale, et Gérard Larcher, président du Sénat, on ne dispose que de chiffres officiels, qui ne semblent pas contestés. Le Figaro en a tiré un bilan...

 

A 17h30, 110 mobilisations (hors Paris) avaient mobilisé 77.560 personnes, a précisé le ministère, relevant que les actions les plus importantes avaient été organisées à Marseille (7.500 personnes), Strasbourg (5.000), Grenoble (3.700), Bordeaux (3.500), Nice (3.000), Lyon (3000), Nantes (2.000) et La Rochelle (2.000).  

 

Peu de drapeaux israéliens, surtout des drapeaux français parmi la foule au début de la marche (photo DR).

 

Comme prévu, on trouva des personnalités politiques au premier rang de la marche, derrière la banderole "Pour la République, contre l'antisémitisme". La Première ministre, Elisabeth Borne, était là, tout comme les anciens présidents Sarkozy et Hollande... 
Derrière eux, le peuple de Paris et d'Ile-de-France et parmi ces gens-là, des organisations politiques, le Parti socialiste mais aussi le Rassemblement national ou reconquête, arrivés un peu à l'écart...

 


Ministres ou présidents, des célébrités de la Ve République... (copie d'écran BFMTV).


Un peuple en marche (photo DR).

 

 Marine Le Pen et Jordan Bardella... Marion Maréchal-Le Pen et Eric Zemmour (photo DR).

 

Dans l'ensemble, la manifestation s'est bien passée. Le seul incident notable dans le cortège fut l'intervention d'un groupe de jeunes juifs, dit Golem, contre la présence de Marine Le Pen. Ailleurs, les élus de la France insoumise voulant déposer des gerbes de fleurs sur le site de la rafle du Vel d'Hiv ont été bousculés.
 

La gauche (les Verts, le PS, le PCF) avait choisi de défiler derrière une banderole montrant aussi leur refus de l'extrême droite (photo DR).

 

Du côté de La France insoumise, "les députés LFI François Ruffin, Alexis Corbière, Clémentine Autain et Raquel Garrido ont défilé, ce dimanche matin, à Strasbourg", notait Le Figaro.  Parmi ceux qui ne défilèrent pas, Jean-Luc Mélenchon tira cette conclusion sur Twitter...

 

 

Étrange. Est considérée comme un succès une marche sans la CGT, ni Force Ouvrière, ni Solidaires, ni des dizaines d'associations de défense des droits sociaux qui refusent d'y appeler. Et à part le blanchiment des extrêmes droites qu'ont-ils réussi aujourd'hui ?

— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) November 12, 2023

 

Il s'est trouvé aussi des gens, à droite, pour remarquer que cette foule "manquait de diversité", manquait "de banlieue"... Sans doute l'observation la plus inquiétante, s'agissant d'une manifestation d'unité nationale.