Accueil |  Qui sommes-nous |  Contact


Les futures dissidences parisiennes n'inquiètent personne.

Publié le  Par Jennifer Declémy

Crédit image ©


Alors que la bataille des législatives commence à peine, à Paris, où droite et gauche font face à de possibles dissidences, le risque ne court guère de voir des basculements de circonscriptions.

C'est une première historique dont Bertrand Delanoé aime à parler : dimanche, au second tour de l'élection présidentielle, le candidat de gauche est arrivé devant le candidat de droite, avec un écart de près de 100 000 voix, ce qui n'était tout simplement jamais arrivé dans la capitale. Pourtant, sur les 18 circonscriptions qui seront disputées au mois de juin, les états-major de l'UMP et du PS ne craignent absolument pas les risques de dissidences qui se profilent déjà dans leur parti.

A gauche, deux candidats socialistes semblent avoir l'intention de passer outre l'accord passé avec les verts et vouloir se présenter contre les candidats écologistes. Dans la 6e circonscription Cécile Duflot pourrait bien se voir damer le pion par la socialiste Danielle Hofffman-Rispal, très populaire dans sa circonscription où François Hollande a obtenu 71% des suffrages dimanche. Dans la 10e circonscription, c'est le socialiste Serge Blisko qui a déclaré son intention de se présenter contre le vert Denis Baupin.

A droite les risques de dissidences sont plus nombreux : dans la 14e circonscription Claude Goasguen fera face à deux opposants, David Alphand et Valérie Sachs, dans la 4e circonscription, Bernard Debré affrontera Brigitte Kuster, Rachida Dati et François Fillon devraient se disputer la 2e circonscription, Franck Margain se présente en dissidence contre Charles Beigbeder dans la 8e circonscription et dans la 11e Jean-Pierre Lecoq se heurtera à la dissidence de Marie-Claire Carrere-Gee.

Cependant, malgré la multiplication des candidatures dans les deux camps, aucun ne semble éprouver la moindre inquiétude de voir ses fiefs électoraux basculer à droite ou à gauche. Comme l'explique Philippe Goujon, "nous allons vers un statut quo", tant les circonscriptions sont ancrées dans un camp politique. Néanmoins, le chef de la fédération parisienne de l'UMP n'a pas hésité hier à lancer un appel aux dissidents pour les inciter au rassemblement après la défaite. "Je lance un appel à la raison et la sagesse pour que nous puissons dans l'unité et le rassemblement obtenir le plus grand nombre de députés (...) Il me parait indispensable de mettre de côté ces dissidences parce qu'elles ne peuvent qu'affaiblir notre mouvement" a ainsi argumenté Philippe Goujon, dans un contexte où la droite parisienne connait de sérieuses difficultés politiques.