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UMP : la commission d'investiture va trancher ce soir les investitures pour les législatives

Publié le  Par Jennifer Declémy

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La commission d'investiture va se réunir ce soir pour régler certaine investitures litigieuses pour les élections législatives. Un programme tout sauf réjouissant

La hache de guerre va peut-être être enterrée ce soir. Enfin, c'est ce qu'espèrent les principaux responsables de la majorité UMP, fatigués des querelles incessantes qui hantent le parti depuis plusieurs mois et pourrissent l'ambiance. Le parti majoritaire a beau jeu de pavoiser sur les divisions socialistes, en interne, il a du assister à quelques batailles qui laissent des traces durables. Etat des lieux.

Paris d'abord. Encore et toujours, c'est presque une tradition dans cette famille politique, c'est la capitale qui attise les ambitions et divise la droite, malheureuse en ces terres depuis 2001. Et le cas le plus emblématique (mais il n'est pas le seul), c'est celui de François Fillon versus Rachida Dati. La guerre que se livrent les deux ténors a largement été relayée par les médias depuis septembre, tant la garde des sceaux n'y va pas de main morte dans cette bataille. Mais ici le Premier Ministre semble malgré tout avoir l'avantage et l'UMP devrait normalement l'investir, même si ce n'est pas le souhait le plus cher de son secrétaire général. En tout cas s'il est investi officiellement, ce ne sera pas ce soir, le parti ne devant sans doute résoudre cette question qu'à la fin du mois.

Mais il n'y a pas que les ministres qui se disputent Paris. Moins connues, mais toutes aussi virulentes, d'autres guerres se dessinent entre différents candidats. Dans le 12e arrondissement, c'est Franck Margain qui refuse le parachutage de Charles Begbeider ; dans les Hauts-de-Seine ce sont tout d'abord les ambitions de Rama Yade qui viennent contrarier le député sortant Manuel Aeschlimann, alors que dans une autre circonscription, la maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi Raynaud va sans doute devoir faire face à la dissidence de Jean-Christophe Fromentin. Et à Boulogne-Billancourt, c'est le duel Thierry Solère versus Claude Guéant qui donne de quoi écrire, tant Thierry Solère semble inflexible dans sa volonté de se présenter. Et alors qu'il avait suggéré l'idée d'une primaire pour les départager, Jean-François Copé vient sans doute de doucher ses espoirs en laissent entendre que le ministre de l'intérieur, quelqu'un de "remarquable", serait investi.

Ailleurs en France d'autres candidatures voient des problèmes survenir devant elles. Ainsi Guillaume Peltier à Tours n'est pas accueilli chaudement par les élus et militants locaux qui n'apprécient guère le style trop droitier ou le passé au FN. Idem en Amérique du Nord où le parachutage de Frédéric Lefebvre devra affronter la dissidence de Julien Balkany, fils de l'autre illustre porteur de ce patronyme.

A côté de cela, notons aussi les candidatures radicales qui s'opposent dans certaines circonscriptions à celles de l'UMP (Yves Jégo en Seine-et-Marne, Dominique Paillé pour la circonscription du Benelux), mais aussi le manque de représentantes féminines, ce qui fait bondir certaines élues comme Françoise de Panafieu. Bref, le parti majoritaire aura eu beau jeu de rallier les négociations électorales des verts et des socialistes, gérer sa tambouille en interne quand tant d'égos se disputent une place au soleil, ce n'est pas non plus la meilleure image à donner de son parti.