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Takieddine accuse la justice d'instrumentalisation.

Publié le  Par Jennifer Declémy

Crédit image © AFP/Thomas Samsom


Le sulfureux homme d'affaires franco-libanais s'exprime aujourd'hui et accuse les juges en charge de l'affaire Karachi d'instrumentaliser le dossier pour nuire à Nicolas Sarkozy en période électorale.

L'affaire Karachi peut-elle se remettre au centre du débat à moins de cinquante jours du premier tour de la présidentielle? Pas sûr en tout cas que les récentes déclarations d'un de ses protagonistes, l'homme d'affaires Ziad Tiakeddine, aident Nicolas Sarkozy à s'éloigner de cette affaire.

C'est un livre qui parait aujourd'hui, l'Ami encombrant, qui vient jeter une pierre dans la mare des affaires. Se présentant lui-même comme un "bouc émissaire d'une tentative d'élimination politique, je réagis et je témoigne", explique-t-il, fidèle à son ami Nicolas Sarkozy qu'il décrit comme une victime du juge Renaud Van Ruymbeke.

"Un certain Nicolas Sarkozy songe à se faire réélire, un certain juge considère cette perspective comme une abomination. Il va donc, avec d'autres magistrats, essayer de prouver que Sarkozy, en raison de l'argent pakistanais tombé dans les poches des balladuriens, aurait contribué à l'insu de son plein gré aux attentats de 2002", écrit-il dans son ouvrage, tombant dans la théorie du complot politique dans laquelle tomberaient tous les juges s'intéressant à la sarkozie. De même, l'homme d'affaires réfute toute hypothèse de financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur en 1995. Une affirmation qui aura du mal à convaincre.

C'est dans cette optique que Ziad Tiakeddine a demandé à ce que les deux juges en charge de l'affaire soient dessaisis de l'enquête pour laquelle il fut mis en examen aux motifs de "complicité et recel d'abus de biens sociaux".