Lyon : Quentin, 23ans, victime des antifas...
Publié le Par Fabrice Bluszez
Quentin D., 23 ans, apparaît déjà comme un héros, un martyr, de la cause nationaliste après son lynchage "par des antifas" (comprendre antifascistes) à Lyon (Rhône), ce jeudi soir.
L'eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise) donnait ce soir-là une conférence à l'Institut d'études politiques et le collectif identitaire féministe Némésis avait décidé de manifester en signe de protestation. Il y a une rixe à 17h40, précise FranceInfo.
Manifestement, il y a eu une suite, vers 19h40. C'était près du quai Fulchiron, sur la Saône, précise Le Figaro. Les pompiers ont dû secourir un blessé grave… On parle d'unlynchage “par des antifas” d'un ou deux militants venus à l'IEP accompagner les opposantes à la venue de Rima Hassan.
Quentin et un ami auraient donc été frappés par plusieurs personnes. Quentin, étudiant en mathématiques, serait tombé et aurait reçu des coups, une fois au sol. Il est ce samedi entre la vie et la mort, après une hémorragie cérébrale.
“Un affrontement antifascistes-identitaires”
A quoi la députée LFI a réagi ainsi, toujours dans Le Figaro…
« J'ai appris avec effroi les faits concernant le jeune homme Quentin, actuellement entre la vie et la mort à la suite d'un affrontement survenu hier à Lyon entre des militants antifascistes et des militants identitaires, présents aux côtés du collectif d'extrême droite Némésis, venus perturber la conférence à laquelle j'étais invitée à participer par les étudiants de Sciences Po.
Les personnes responsables de ces violences doivent rendre des comptes dans les plus brefs délais pour que justice soit faite. »
Réactions indignées
Même si les circonstances ne sont pas réellement établies, selon le parquet de Lyon, le niveau de violence indigne les hommes politiques de tous bords. Le ministre de l'Enseignement supérieur parle de “violences insupportables". et la droite fustige une dérive de "l'extrême-gauche”. On revient ici au Figaro…
« L’extrême gauche tue », a (écrit) Sarah Knafo (Reconquête). Le propre collaborateur parlementaire de Raphaël Arnault (LFI), Jacques-Élie Favrot, également membre de La Jeune Garde, aurait été identifié par plusieurs témoins parmi les auteurs de l’agression. « Pensées et prières pour qu’il vive », a de son côté réagi le président de Reconquête, Éric Zemmour, en soutien au jeune Quentin.
Au Rassemblement national, Jordan Bardella a estimé que « les faits sont d’une extrême gravité et appellent la mobilisation de l’ensemble de la classe politique », appelant ensuite à la dissolution de La Jeune Garde…