Accueil |  Qui sommes-nous |  Contact


Mort de Quentin : 11 personnes interpellées

Publié le  Par Fabrice Bluszez

Crédit image © dr


Après la mort, ce jeudi 12, du jeune Quentin Deranque à Lyon (Rhône), vendredi, 11 personnes ont été interpellées. Suspects ou témoins, en garde à vue pour être auditionnées sur les circonstances de ce lynchage.

L'enquête aura bientôt une semaine. Les vidéos de ce tabassage ayant conduit à la mort d'un étudiant de 23 ans, proche du collectif Nemesis et qualifié de “facho”, ont pu être étudiées et les premiers récits ont précisé les identités des personnes sur place, parfois masquées. Le parquet précise, relève France Info

 

"Parmi elles, deux femmes et sept hommes ont été interpellés dans les départements suivants : la Drôme, l’Aisne, l’Isère, la Haute-Loire et le Rhône."

 

Les deux derniers ont été arrêtés ce mercredi 18 dans le Rhône. “Le jeune homme est soupçonné d’avoir un lien direct avec les violences, et sa compagne, suspectée de l’avoir aidé à se soustraire à la justice”, rapporte Le Figaro.

 

De nouvelles vidéos sont apparues, précisant le rôle de chacun dans les deux groupes…"D'un côté, couleur kaki, les antifascistes d'extrême gauche. Face à eux, en noir, les identitaires d'extrême droite", écrit FranceInfo.

 

L'un d'eux porte une béquille. Il s'en sert d'arme, puis asperge ses adversaires de gaz lacrymogène. Un autre à l'arrière frappe à coups de parapluie. Des coups de pied, des coups de poing pleuvent, avec des gants coqués pour certains, comme raconte le témoin qui a filmé la scène : "J'avais vraiment l'impression qu'ils s'étaient donné rendez-vous pour s'affronter. Je voyais deux groupes, clairement, qui s'affrontaient des deux côtés, qui étaient tous visages dissimulés, cagoulés."


Séisme politique

 

Cette mort a déclenché un séisme politique à quelques semaines des élections municipales. Mais le débat est national. Le niveau de violence atteint un seuil inquiétant. Une minute de silence a été respectée à l'Assemblée nationale dont la présidente, Yaël Braun-Pivet, a déclaré :

 

"Personne ne devrait mourir à 23 ans. Personne ne devrait mourir pour ses idées. En notre nom à tous, j'adresse nos pensées à sa famille et à ses proches endeuillés."

 

A Mathilde Panot, députée LFI, qui évoquait "les douze personnes tuées par l'extrême droite depuis 2022", le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a répondu (vidéo sur Twitter)…

 

“Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject."
“On n'oppose pas un mort à un autre mort, un assassinat à un autre assassinat.”

"Pourquoi tout le monde doute de votre sincérité et pourquoi personne ne veut vous croire ? Tout simplement parce qu'il est temps que vous fassiez le ménage, Madame la présidente Panot… Le ménage dans vos propos, le ménage dans vos idées. Et surtout le ménage dans vos rangs."

 

Le député (La France insoumise) Raphaël Arnault, dont un collaborateur, Jacques-Elie Favrot, a été mis en cause et interpellé, a annoncé sur Twitter avoir engagé "les procédures pour mettre fin à son contrat". Comme soutien, on peut mieux faire… Il pouvait attendre au moins une éventuelle condamnation.

 

Raphaël Arnaut et, derrière lui, à gauche, Jacques-Elie Favrot (photo dr).