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Les relations entre Nicolas Sarkozy et la CGT se détériorent.

Publié le  Par Jennifer Declémy

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Les relations entre le syndicat et le candidat ont connu de nouvelles tensions hier après quelques anicroches sur la parution d'Ouest-France.

 

On savait déjà que les relations entre le chef de l’état et le syndicat n’étaient pas des plus cordiales, notamment après la déclaration de Bernard Thibaut qui se positionnait officiellement contre le candidat Sarkozy. L’ire du chef de l’état, qui avait redoublée lundi quand les membres du syndicat avaient refusé de le recevoir lors de sa visite dans une centrale du Loir-et-Cher, a atteint de sommets hier : lors de son meeting à Nantes, le président-candidat a en effet accusé le syndicat CGT de l’avoir censuré, en empêchant la diffusion du quotidien Ouest-France.

« Les permanents de la CGT ont scandaleusement empêché la diffusion de Ouest-France qui avaient commis un crime : prendre une interview que je leur ai donnée (…) Honte sur les gens qui se comportent de cette manière ! » s’est indigné le candidat UMP hier devant des militants chauffés à bloc. Cet incident lui a d’ailleurs permis une nouvelle fois de se présenter en « candidat du peuple », et de dénoncer ces « corps intermédiaires qui confondent tout et font de la politique », exercice dans lequel il excelle et dont il raffole tout particulièrement.

La version de Nicolas Sarkozy a cependant du mal à coller à la réalité. Selon Mediapart, qui a contacté le journal en question, le journal n’a pas été diffusé hier, non pas à cause d’une « censure » du président de la république, mais tout simplement à cause d’un mouvement social national, lancé effectivement par la CGT qui mais a pour cause la mise en redressement judiciaire du quotidien Paris-Normandie.

La direction du journal a ainsi expliqué au site d’investigation que l’appel avait été lancé en amont, et avait suscité une assemblée générale il y a déjà quelques jours. Et le journaliste cite même ce cadre de la direction qui estime que « le lien avec la campagne électorale ne parait guère évident ».

Que le chef de l’état en campagne se rassure cependant, le quotidien Ouest-France a décidé de publier son interview aujourd’hui, pour ne surtout pas léser les lecteurs qui n’auraient pas eu l’idée de se rendre sur le site, où était publiée ladite interview, ou même de consulter les autres éditions du quotidien qui elles retranscrivaient l’entretien.