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Mort d'Edouard Balladur : une autre époque...

Publié le  Par Fabrice Bluszez

Crédit image © dr


Edouard Balladur, ancien Premier ministre, est décédé ce lundi 31 août à l'âge de 97 ans. Il avait été Premier ministre de 1993 à 1995 mais fut toujours un personnage-clé, à droite, proche de Pompidou, puis de Chirac et Sarkozy.

“Un homme d'Etat”, résume ce lundi soir Sébastien Lecornu, l'actuel Premier ministre. 

 

Edouard Balladur fut conseiller du Premier ministre Georges Pompidou puis secrétaire général de la présidence lorsque Pompidou devient Président.

 

 

Le duel pour l'Elysée

 

En 1986, Jacques Chirac devient Premier ministre (de cohabitation) et il nomme Edouard Balladur ministre de l'Economie, des Finances et des Privatisations. En 1993, seconde cohabitation et Edouard Balladur assume le rôle de Premier ministre, face au Président Mitterrand.

 

Le Parisien explique les rapports entre Jacques Chirac et Edouard Balladur, tous deux dans le même camp, mais qui deviendront rivaux…

 

Au chef du RPR et maire de Paris le rôle de l’homme politique charismatique, à Balladur celui du penseur et stratège. « Chirac le consultait alors sur tout, lui demandait d’écrire tous ses discours », assure Philippe Goujon (conseiller aux Finances).

La suite est connue : les deux ambitieux se lancent dans la course présidentielle. Balladur est libéral ? Chirac sera social.

 

“Je vous demande de vous arrêter !”

 

Jacques Chirac l'emporte en 1995. Une élection qui marque une rupture. France Info rappelle…

 

Rapidement dépassé dans les sondages, il s'inclinera au premier tour des élections avec un score de 18,58%, insuffisant pour contrer les 23,30% de Lionel Jospin et les 20,84% de Jacques Chirac. Une défaite dont la postérité retiendra une réplique culte : "Je vous demande de vous arrêter !" lâche ce soir-là un Edouard Balladur agacé par les sifflets de ses partisans à l'annonce des noms de l'affiche du second tour.

 

Edouard Balladur s'efface progressivement, en Ile-de-France comme à l'Assemblée nationale. L'élection de Nicolas Sarkozy, qui fut son ministre du Budget, lui confère un rôle de conseiller de l'ombre.