Le Président parle puis s'en va vers le Golfe
Publié le Par Fabrice Bluszez
Attendue, l'allocution du président de la République, ce dimanche à 20 heures, n'a, de l'avis général, pas été à la hauteur de la situation. Avant, pendant et après le discours d'Emmanuel Macron, les pillages ont continué à Paris et dans d'autres villes.
Deuxième nuit d'émeutes et d'attaques sauvages contre les boutiques et des immeubles d'habitation… Dès dimanche après-midi et dans la nuit de dimanche à lundi, les pillages ont continué. Le Parisien résume ainsi le propos du chef de l'Etat…
Le président a dit vouloir laisser la main aux préfets et aux maires pour éventuellement interdire des manifestations. Il ne compte pas décréter l’état d’urgence et appelle son Premier ministre à « s’asseoir autour de la table » avec les partis politiques et les jeunes.
Macron trois jours dans le Golfe
Après quoi, ce lundi, Emmanuel Macron part en tournée trois jours dans les pays du Golfe (Koweit, Emirats, Barhein et Qatar) note Le Parisien.
Le Président laisse donc le Premier ministre, Sébastien Lecornu, et le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, gérer la crise. Ce dernier, Laurent Nunez, a présenté sa démission qui a été refusée.
Le lourd bilan des pillages
A Paris, Marseille, Nantes, des dizaines de commerces, d'agences, ont été investis, pillés et vandalisés. A Paris, les heurts ont commencé près du boulevard Sébastopol. Un porte du BHV du Marais a été défoncée et les casseurs s'y sont introduits. Puis les pillards se sont dirigés vers les Halles, vandalisant un magasin d'optique Afflelou, rapporte Le Parisien.
Ce lundi, le ministre du Commerce, Serge Papin, va recevoir les présidents de fédérations des commerçants, artisans, restaurateurs hôteliers, banques et assurances, annonce Le Figaro.
«Nos commerçants ont besoin d’une accélération des procédures d’indemnisation comme dans le cas des catastrophes naturelles», a plaidé Alexandre Bompard (président de la fédération de la grande distribution).