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Le 30, casserolades, le 31, Halloween

Publié le  Par Fabrice Bluszez

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Ce vendredi 30 au soir, des casserolades sont prévues dans toute la France, mais interdites à Paris. Samedi 31, c'est Halloween mais aussi l'acte 3 des manifestations des gilets jaunes.

Il y aura du bruit ce vendredi 30 octobre dans plusieurs grandes villes de France.

 

Rendez-vous est donné à 19 heures « devant les mairies, aux fenêtres, dans la rue, partout »…

 

Dès dimanche dernier, les gilets jaunes avaient annoncé une mobilisation pour “défendre les libertés publiques”. Comment ? Sous forme de manifestation bruyante avec des casseroles (les poêles sont autorisées, voire les marmites)… Le Parisien cite le communiqué…

 

« Le président Emmanuel Macron et son gouvernement ont décidé de franchir une étape de plus dans la dérive autoritaire. Ils interdisent nos manifestations, imposent des couvre-feux et ferment les centres-villes aux manifestants. (…) Nous ferons entendre nos casseroles sous les fenêtres des parlementaires ».

 

Depuis, la manifestation prévue ce vendredi à Paris devant l'Assemblée nationale, de 18 à 21 heures a été interdite. La proposition de la place des Invalides a été refusée et la coordination appelle à manifester “en province”.

 

Halloween et acte 3

 

Samedi 31, c'est normalement l'acte 3 des manifestations contre la vie chère…Les précédentes avaient réuni 550.00 personnes le samedi 17 et 410.000 le samedi 24, selon le gouvernement, 800.000 selon les organisateurs. A nouveau, les gilets jaunes proposent des rassemblements. Ceux qui ne sont pas déclarés seront interdits, a-t-on déjà annoncé. 

 

A Paris, le parcours Bastille-Nation est refusé, celui que propose la préfecture de police est : porte de Charenton - porte de Bagnolet, sur les boulevards intérieurs, à l'Est de la capitale.

 

Déguisés ou pas ?

 

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a averti que la fête d'Halloween ne saurait servir de “prétexte” pour se couvrir le visage, ce qui est interdit en manifestation, note Le Parisien qui explique…

 

Des messages appellent à la « révolution », à la « résurrection », et donc encouragent, selon le ministre, « à la commission de troubles graves à l'ordre public ».
Ces rassemblements restent interdits, maintient Laurent Nuñez.

 

La préfecture de police de Paris a d'ailleurs créé une plateforme pour recevoir les vidéos et photos des témoins de pillages ou violences…

 

 

Des manifestants le 24 à Tours (photo ActuTours, Pauline Lecouvé)

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