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Présidentielle : à Carnaux Hollande y croit.

Publié le  Par Jennifer Declémy

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En meeting hier soir à Carnaux, dans la ville historique de Jaurès, François Hollande se montre plus confiant que jamais.g

A une semaine du premier tour, le candidat socialiste affiche sa confiance, porté par de très bons sondages et une dynamique de campagne en sa faveur. A Carnaux, dans la ville de Jean Jaurés, figure tutélaire de la gauche, François Hollande a en effet, d'abord et abondamment rendu hommage à l'historique leader du socialisme, avant de laisser transparaitre son désir de remporter la présidentielle et de faire arriver la gauche au pouvoir.

"Je suis ici autour de cette grande figure de Jean Jaurès et de vous, dans la mission qui est la mienne de faire qu'une nouvelle fois la gauche rencontre la France" s'est exclamé le député de Corrèze, en direct de la place de Carnaux où trône la statue de l'ancien leader assassiné en 1914. Une présence qui inspire justement le candidat socialiste, qui déclare "c'est une tâche immense, c'est un devoir impérieux sous la haute figure de Jaurès d'être capable, après Jaurès qui, lui, n'a jamais gouverné la France mais qui a tellement fait pour qu'elle sauve son honneur".

Mais Jaurès n'est pas la seule figure historique qui inspire François Hollande, qui rendit également hommage hier soir à "Blum qui a gouverné la France (...) après Mendès-France qui n'a gouverné que sept mois, il a fallu attendre François Mitterrand deux fois pour qu'il puisse diriger la France et Lionel Jospin qui est venu dans des conditions exceptionnelles après une dissolution en cohabitation". Une liste bien trop courte aux yeux du socialiste qui espère dans moins d'un mois y ajouter son patronyme. Et il ne dit pas autre chose quand il martéle "eh bien, c'est notre tour de gouverner et de diriger la France".

Devant les 2 000 personnes présentes à Carnaux, François Hollande a nié toute précipitation ou toute arrogance, mais la confiance transparaissait dans chacun de ses gestes et chacune de ses paroles. Cela ne l'a pas empêché, une nouvelle fois, d'appeler au vote utile, à la mobilisation, dès le premier tour, mettant en garde contre "la tentation des électeurs qui, plutôt que de faire simple font toujours compliqué, et nous ont bien compliqué la vie le 21 avril 2002 et qui se sont laissé aller à voter pour tant d'autres". Une leçon qu'il a décidément retenu, et qu'il ne manquera pas de marteler d'ici dimanche prochain.