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L’UMP guère charmé par le nouveau président Hollande.

Publié le  Par Jennifer Declémy

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Les ténors de l'UMP sont montés au créneau hier après la cérémonie d'investiture, dénoncent le manque d'élégance du nouveau président envers Nicolas Sarkozy.

 

C’est de bonne guerre, même si c’est souvent caricatural. L’entrée en fonction de François Hollande hier n’a pas été au goût des membres de l’UMP qui sont très vite montés au créneau, notamment au sujet de la nomination de Jean-Marc Ayrault au poste de Premier Ministre mais aussi sur les modalités mêmes de la cérémonie de passation des pouvoirs.

Le principal reproche adressé au nouveau président, c’est son « inélégance » lors de la passation des pouvoirs. N’ont ainsi pas été appréciés par l’UMP le dos tourné à Nicolas Sarkozy après la dernière poignée de main alors qu’en 2007, ce dernier avait ramené Jacques Chirac jusqu’à sa voiture, mais aussi l’absence de salut rendu à l’ancien président dans l’allocution de François Hollande, un acte « pas à la hauteur d’un président de la république » s’étrangle Christian Jacob « Hollande aurait au moins pu saluer l’engagement de Nicolas Sarkozy dans le combat contre la crise ».

Pour le parti désormais dans l’opposition présidentielle, de tels actes révéleraient, de la part du président de gauche, « une vraie nature brutale et manichéenne ». Le déjeuner avec des anciens premiers ministres socialistes a également été dénoncé par les cadors de l’UMP qui y voient le signe « d’une journée partisane » et certains prédisent même que malgré ses promesses, François Hollande réunira discrètement les parlementaires et dirigeants de son parti à l’Elysée.

Le choix enfin du nouveau Premier Ministre a fait l’objet de vives critiques de la part de la droite républicaine, estimant que c’était une atteinte, « un coup de canif » aux promesses de campagne du nouveau président. Jean-Marc Ayrault avait en effet été condamné en 1997 pour favoritisme, à six mois de prison avec sursis, mais le délai écoulé depuis blanchit le casier du nouveau locataire de Matignon, et ce dernier pourrait d’ailleurs attaquer en diffamation tous ceux qui ressortent cette histoire contre lui. Et si cette nomination peut sembler étrangement inadéquate avec les promesses faites par François Hollande, l’UMP aurait du mal à donner des leçons de morale dans la mesure où celui qui était pressenti pour succéder à François Fillon, Alain Juppé, a lui-même été condamné en 2004, et notamment à une peine d’inéligibilité.