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François Hollande parle défense à Brest.

Publié le  Par Jennifer Declémy

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En déplacement hier en Bretagne, François Hollande a eu l'occasion de développer ses ambitions en matière de défense.

Après ses succès de la semaine dernière, peu à peu le candidat socialiste essaie d’installer dans l’opinion qu’il est en mesure de revêtir les habits présidentiels. Preuve en fut hier, lors de son déplacement dans le Finistère où il évoqua un sujet ô combien régalien : la défense et la dissuasion nucléaire.

Au programme pour le candidat, la visite d’une base marine ultra-secrète de l’île Longue avant d’assurer un meeting le soir, à Brest. Lors de ce déplacement, François Hollande a assuré que même s’il était attaché à ce que la France reste une grande puissance en matière de défense, ce ministère devrait néanmoins assurer certains efforts budgétaires, au même titre que les autres domaines régaliens car « dans le contexte budgétaire que l’on connait, il y aura forcément des engagements à prendre et en même temps la défense sera soumise aux mêmes règles que les autres ministères ». A ce titre le prochain futur de la défense devra s’engager à un travail de « modernisation, rationalisation et efficacité ».

En matière de dissuasion nucléaire, François Hollande a également levé toute ambiguïté en se prononçant pour une continuité dans ce domaine en déclarant vouloir marquer « dans une totale discrétion l’exigence qui est la nôtre de maintenir la capacité de dissuasion nucléaire, qui est la condition de notre indépendance et une force utile à la paix ». Cette arme de dissuasion nucléaire doit avoir avant tout un rôle défensif dans la mesure où elle « est la riposte dès lors que nos intérêts vitaux sont menacés », mais tout en appelant à la non-prolifération des armes nucléaires.