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Une pétition lancée contre les « cadenas d’amour » du Pont des Arts

Publié le  Par Antoine Sauvêtre

Crédit image © N'Grid - flickr


Deux habitantes de la capitale luttent contre les « cadenas d’amour » pour « sauver les sites historiques » parisiens. Leur pétition a récolté plus de 3500 signatures.

Sceller son amour en accrochant un cadenas sur les ponts parisiens ne fait pas l’unanimité. Deux Américaines, vivant à Paris ont lancé une pétition en mars pour interdire cette pratique et « sauver les sites historiques » de la capitale. Mardi 8 avril, elles avaient déjà récolté plus de 3 500 signatures. Les deux « No love-locks » (anti cadenas d’amour) espèrent en rassembler 10 000 pour rencontrer le maire du 6ème arrondissement.

Lettre ouverte

Dans une lettre ouverte aux candidats à la Mairie de Paris, les deux femmes critiquaient un phénomène « dorénavant hors de contrôle » qui « posent des problèmes de sécurité des biens et des personnes, enlaidissent ces ponts et leur environnement, et génèrent des graffitis et autres actes de vandalisme ».
 

Apparus en 2008 sur le Pont des Arts, les « cadenas d’amour » consistent, pour les couples, à sceller leur union au dessus de la Seine, en accrochant un cadenas, avec les initiales des deux tourtereaux, sur les grilles des ponts parisiens. La clé est ensuite jetée dans le fleuve.

Contrôle de la voirie

Il est vrai que cette multitude de cadenas pèse son poids. Rien que sur le Pont des Arts, le total dépasse plusieurs dizaines de tonnes faisant alors plier les grilles, qui s’affaissent. Les employés municipaux doivent régulièrement les changer, avant que les nouvelles soient, à leur tour, envahies de cadenas. 
 

Le maire de l’arrondissement, lui n’a pas l’intention d’interdire cette pratique qui attire de nombreux touristes et fait vendre des milliers de cadenas aux commerçants alentours. Les antis, eux, veulent peser de tout leurs poids pour interdire « une nouvelle forme de vandalisme ». Et tant pis pour le romantisme, qui fait pourtant partie, lui aussi, du patrimoine de la capitale.