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Passe sanitaire désormais obligatoire au travail

Publié le  Par Fabrice Bluszez

Crédit image © InfoCom CGT


Cette fois, on entre dans le dur... Ou dans le mur... Ou on prend la porte si à partir de ce lundi 30 août, on vient au travail sans passe sanitaire. Concrètement, ce sera plus complexe.

Environ 1,8 millions de salariés sont concernés, précise FranceInfo. Ceux des secteurs au contact du public, à qui l'on avait demandé, déjà, de montrer un passe sanitaire pour se rendre dans certains établissements publics ou privés... La liste est sur le site service-public.fr .

 

A partir du lundi 30 août, tous les salariés, bénévoles, prestataires, intérimaires, sous-traitants qui travaillent dans les établissements où le pass sanitaire est déjà demandé aux usagers y sont désormais soumis... 


Quelle sanction pour les salariés ?

 

C'est la souci juridique, sans doute le plus grave de l'arrivée du passe sanitaire dans nos vies depuis l'épidémie. Bien avant le refus d'entrée à la piscine ou au cinéma... Si un salairé a traîné à se faire vacciner ou refuse le vaccin, peut-il perdre son travail ou être sanctionné ? 
 

Le gouvernement assure qu'il y aura une semaine de "souplesse" dans les contrôles. Du côté du patronat, Geoffroy Roux de baizieu, du Medef, se veut rassurant sur FranceInfo...

 

"Le problème numéro un, c'est le recrutement, notamment dans les secteurs de la restauration. Quand vous avez un bon collaborateur, s'il n'a pas de pass sanitaire on suspend le contrat de travail... C'est une situation d'exception et j'espère qu'elle sera temporaire."  


Pour Benjamin Amar, représentant de la CGT du Val-de-Marne, sur SudRadio, interroger un salarié sur sa santé est un abus.
 

"....Ce gouvernement a une fâcheuse tendance à considérer le Code du travail comme un paillasson. Cette loi est un véritable traquenard pour les employeurs. L’obligation qui leur est faite consiste à contrôler le respect de l’obligation vaccinale, et non pas à sanctionner. Car sanctionner un salarié, l’interroger sur son état de santé, est interdit par le code du travail. C’est l’article 1132.1. Suspendre la rémunération et le contrat est une sanction. Cela s’assimilerait à du harcèlement, un des rares cas sans plafonnement des indemnités de prudhommes. Le gouvernement se met dans une position de matamore unique en Europe. La CGT sera vent debout là-dessus."