L'athlète trans Halba Diouf n'est pas discriminée
Publié le Par Fabrice Bluszez
Né au Sénégal vers 2000, Halba Diouf était alors un petit garçon. Arrivé en France à 4 ans, il engage en 2021 un changement de genre. Mais son truc, c'est l'athlétisme et la Fédération française lui interdit de courir avec les femmes.
Pourtant, en 2022, à l'issue de sa “transition de genre”, Halba Diouf avait été reconnu femme par un jugement et sa carte d'identité nationale le mentionne “femme” depuis 2023. Mais la Fédération française d'athlétisme (FFA), précise Wikipedia, lui interdit de concourir avec les femmes, l'exclut des compétitions et lui ferme l'entrée aux JO de Paris 2024.
Pas contente, Halba Diouf intente un procès à la FFA. Elle réussit en 2025 à annuler la décision de la limiter aux courses départementales de 60 et 200 mètres. La FFA a fait appel. Mais ensuite, Halba Diouf porte plainte pour “discrimination et harcèlement moral” au tribunal correctionnel de Paris.
L'affaire ira en cour d'appel
Ce mercredi 28 janvier 2026, la décision est tombée, annonce L'Equipe : la FFA est relaxée. Me Jean Boudot, avocat de l'athlète de 23 ans, a expliqué, rapporte Le Figaro…
« La Fédération française n'a jamais fait l'effort de réglementer sur cette question. Elle s'est abritée derrière une réglementation internationale inapplicable », a déploré l'avocat. Il a rappelé que l'instance internationale n'interdisait pas aux fédérations nationales de laisser courir des athlètes transgenres au niveau domestique, à condition que leurs résultats ne soient pas comptabilisés mondialement.
L'affaire ira donc, plus tard, devant la Cour d'Appel de Paris…