Jeremstar contre la corrida : jugement le 9 juin
Publié le Par Fabrice Bluszez
Jeremstar, Jérémy Gisclon, de son vrai nom, était au tribunal correctionnel de Nîmes (Gard), ce jeudi 2 avril, pour avoir interrompu un spectacle de corrida en entrant sur la piste avec une banderole, le 19 septembre 25. Jugement le 9 juin.
Jérémy Gisclon, 39 ans, s'est peut-être rendu coupable d'une “entrave au déroulement d'une compétition sportive”. Le terme “sport” peut surprendre dans la mesure où il n'y a qu'un seul “sportif”, le torero habillé en danseuse ; le taureau, dans l'histoire, est condamné à mort. Le texte dit :
« Le fait de troubler le déroulement d’une compétition ou de porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, en pénétrant sur l’aire de compétition d’une enceinte sportive, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. {…} »
5.000 d'amende requis
SavoirAnimal souligne d'ailleurs que le torero relève de la catégorie des artistes de spectacle, a jugé la cour d'appel de Paris en 1983. Le texte qui devrait s'appliquer est donc :
« {…} Le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de menaces, l’exercice de la liberté de création artistique ou de la liberté de la diffusion de la création artistique est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. {…} »
Comme le souligne aussi le site de défense des animaux, il n'y avait pas de menaces. Il y aurait pu y avoir concertation dans la mesure où Jeremy Gisclon était accompagné de deux partenaires qui ne se sont pas présenté au tribunal.
“Je suis fier…”
Le procureur a requis 5.000€ d'amende contre Jeremstar, et une interdiction de paraître aux arènes de Nîmes. La décision sera rendue le 9 juin. On suppose que Jérémy sera, comme il l'a été le jour de l'audience, soutenu par au moins 150 personnes, selon Le Parisien. Jeremstar a déclaré en sortant…
« Je suis fier de ce que j’ai fait et je trouve regrettable de faire perdre du temps à la justice pour ça. J’espère que ce procès va contribuer à mettre fin à la corrida ».