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Rave-party : Nunez est très en colère

Publié le  Par Fabrice Bluszez

Crédit image © Copie d'écran BFM


Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, a jugé utile de se rendre dans le Cher pour exprimer sa colère après la rave-party sur un terrain militaire. Environ 20.000 personnes se sont rassemblées pour écouter de la musique techno...

Laurent Nunez n'a pas su ou pas pu empêcher le teknival de se produire… Il est donc intervenu après… En se déplaçant en hélicoptère pour survoler la zone et expliquer un peu tardivement, rapporte Le Parisien…

 

« Tous ceux qui sortent de ce Teknival » seront « verbalisés à double titre », a-t-il indiqué, pour avoir pénétré sur un terrain militaire et participé à un rassemblement illégal.

 

17.000 participants selon la préfecture (photo Gendarmerie nationale - Le Figaro). 

 

Répression

 

Et d'annoncer des mesures répressives contre les organisateurs…

 

 Cette « revendication clairement anti-militaire » ne fera « que renforcer ma détermination à réprimer cette organisation sauvage », a réagi Laurent Nuñez. « Organiser une free party sera un délit », appuie-t-il, et les participants seront aussi visés, avec des peines d’amende.

 

Plus de 650 gendarmes sur place ont procédé à 600 verbalisations. Les secouristes ont dû faire hospitaliser 33 personnes, certains pour abus de drogue, rapporte BFMTV.  Sur ce champ de tir, deux obus non explosés ont été trouvés et neutralisés.

 

Les "teufeurs" ont profité de trois jours de Teknival (photo Gendarmerie nationale - Le Figaro).

 

 

 

Le phénomène n'est pas nouveau. Il n'a jamais été maîtrisé, les organisateurs étant hostiles à une collaboration avec l'Etat. La répression est-elle la réponse ? Sera-t-elle efficace ? En général, c'est l'intégration à la vie sociale normale qui permet d'éviter les dérapages… 

 

Il y aura d'autres rave-parties cet été… Le ministre de l'Intérieur, ayant découvert leur existence, saura-t-il trouver une réponse adaptée ? Taxer de deux amendes les participants, mobiliser la gendarmerie pour des “doubles” verbalisations massives, ce n'est pas tenable.