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Le Parc n'est pas à vendre : le PSG veut s'en aller

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

Crédit image © dr


Après les déclarations d'Anne Hidalgo affirmant que le Parc des Princes n'était pas à vendre, le Paris Saint-Germain laisse entendre qu'il pourrait faire construire ''son'' stade. A moins que les discussions reprennent entre les deux parties.

« Je le redis aujourd'hui et une bonne fois pour toutes, : il n'y aura pas de vente du Parc des Princes, c'est le patrimoine des Parisiennes et des Parisiens. Le sujet est clos », a répété Anne Hidalgo dans un entretien à Ouest-France (5 février). Circulez, y'a rien à voir, le PSG et Nasser Al-Khelaïfi ne pourront pas être propriétaires du mythique stade de la Porte de Saint-Cloud. Ils en sont actuellement locataires pour un bail emphytéotique de trente ans qui doit s'achever en 2043.

Dialogue de sourds. D'un côté donc, la Mairie de Paris refuse de céder l'enceinte mais se dit prête à « étudier et accompagner des transformations » ce que refuse le Paris Saint-Germain qui veut en devenir propriétaire et décider comme il l'entend l'avenir du Parc pour notamment l'agrandir et le faire passer de 48.000 places actuellement à 60.000 . Du fait de ces divergences, les relations autrefois amicales entre Anne Hidalgo et Nasser Al-Khelaïfi se sont dégradées pour devenir inexistantes, les deux parties campant sur leurs positions dans un dialogue de sourds.

Au début de l'année, la mairie parisienne, par l'intermédiaire de ses adjoints Emmanuel Grégoire et Pierre Rabadan, avait tenté d'initier une reprise de dialogue. En vain. De son côté, les dirigeants du club avaient un moment visé un éventuel rachat du Stade de France avant d'abandonner l'idée. Une idée qui aurait de toutes façons fait "pschitt", le stade de Saint-Denis n'étant plus à vendre.

Aujourd'hui, l'affaire semble close d'autant que les élus du Conseil de Paris ont voté. Sur les 163 conseillers appelés à donner leur avis, 150 ont participé ; 86 se sont abstenus (dont les élus de droite et les écologistes) et 64 ont voté pour la position d'Anne Hidalgo. Mais compte-tenu des nombreuses abstentions, est-ce vraiment significatif ?

« Fini pour nous ». En réaction à cette position des élus de la capitale, le patron du PSG n'a pas tardé à affirmer que l'aventure allait se terminer. « C'est plus facile pour nous désormais, on sait ce que l'on veut. C'est fini pour nous », a réagi ce jeudi le président du club parisien précisant qu'il mettrait fin aux projets de travaux qu'il envisageait au Parc et laissant entendre qu'il allait mettre en route toutes les possibilités de la construction d'une nouvelle enceinte en région parisienne. Est-ce une dernière tentative pour faire plier la Mairie de Paris et relancer in extremis le débat ? Laquelle s'étonne de cette position en déclarant qu'il y avait « des règles à respecter (…) ce que le président du PSG ne semble pas les comprendre. »(LeParisien.fr de ce jour).
Reste à savoir si la donne sera la même après les élections municipales de 2026 dans le cas où l'équipe actuelle serait battue par le résultat des urnes.

 

 

"Historique, mythique, magique, chaudron, fierté, cœur-battant, amour passionné", il y a 48h, #AnneHidalgo surjouait son amour pour le PSG au Parc des Princes, comme la princesse qui a déjà compris que le prince charmant ne reviendrait pas. pic.twitter.com/L2QI2ZNKjS

— Enzo Morel (@mtwit75) February 8, 2024

 

 

 La décla choc de Nasser al-Khelaïfi la volonté du club de quitter le Parc des Princes : "On sait ce qu'on veut, c'est fini pour nous". pic.twitter.com/RGBia5a5iF

— RMC Sport (@RMCsport) February 8, 2024