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Émeutes de Trappes : seulement deux condamnations à de la prison ferme

Publié le  Par Gaspar S.

Crédit image © Alain Bachelier - flickr


Un homme, récidiviste, a été condamné à 10 mois de prison ferme. Un autre écope de six mois.

Cinq jeunes ont été jugés par le tribunal correctionnel de Versailles. Ils ont été présentés au juge en comparution immédiate à la suite des émeutes qui, à Trappes, ont suivi l'arrestation, vendredi dernier, d'un homme de 21 ans, converti à l'islam, après qu'il a agressé un policier qui avait contrôlé sa compagne, porteuse d'un voile intégral – prohibé sur la voie publique depuis 2011. Le soir, un premier rassemblement devant le commissariat avait dégénéré.

 

Pour mémoire : Nouvelle nuit de violences à Trappes.

 

Deux séries de prévenus ont été jugé le 22 juillet. D'abord, trois jeunes hommes avaient comparus pour des jets de pierres sur les policiers et des outrages à agent remontant à vendredi denier. Yaya, 19 ans, sans emploi, a été condamné à six mois de prison ferme mais il n'a pas été incarcéré après l'audience contrairement à la demande du parquet. Il avait déjà été condamné à une amende de 400 euros pour avoir conduit sans permis. Julien, agent de sécurité et père d'un enfant, et Samir, étudiant en licence de sciences économiques, ont eux été relaxés, malgré le réquisitoire du parquet. Les avocats des deux hommes ont fait part de leur satisfaction mais le parquet va faire appel.
 

Ensuite, Ablaye, 21 ans, et Slimane, 18 ans, ont été condamnés pour avoir, dans la nuit de samedi à dimanche, lancé des pierres ramassées sur un chantier sur des policiers postés aux abords du commissariat de Trappes, qui avait déjà été la cible de violences la nuit précédente. Des tirs au mortier d'artifice leur sont également reprochés... Le premier, qui avait déjà été condamné à trois reprises, a écopé à dix mois de prison avec mandat de dépôt. Le second a été condamné à six mois de prison avec sursis. Les peines sont inférieures aux réquisitions du parquet.

 

Entre le vendredi 19 et le dimanche 21 juillet, plusieurs centaines de jeunes du quartier avaient brûlé des poubelles, détérioré du mobilier urbain et attaqué la police dépêchée sur les lieux des incidents. Un automobiliste avait foncé sur les forces de l’ordre.