Accueil |  Qui sommes-nous |  Contact


Inégalité : l’écart se creuse encore entre riches et pauvres en France

Publié le  Par Raphaël Didio

Crédit image © Flickr - Vincent Foucoin


D’après l’Insee qui se fie à des statistiques datant de l’année 2011, l’écart entre les personnes aisées et les pauvres s’est accru. Ces derniers ont en effet un niveau de vie 3,6 fois moins élevé que les riches.

Les résultats du dernier Insee Références sur les revenus et le patrimoine des ménages ont démontré que les personnes les plus aisées bénéficient d’un niveau de vie 3,6 fois plus élevé que les plus modestes. Cet écart est en forte hausse, ce qui, d’après l’Insee, est synonyme d’accroissement des inégalités. L’enquête Revenus fiscaux et sociaux de l’Insee livre une réponse en deux temps pour expliquer ces chiffres.

Tout d’abord, les chômeurs sont de plus en plus nombreux à vivre sous le seuil de pauvreté, conséquence de l’allongement de la durée des périodes de chômage. Le taux de pauvre a ainsi augmenté de trois points entre 2010 et 2011 (de 35,8 % à 38,9 %). Mais le salariés ne sont pas non plus épargnés, notamment chez ceux souffrant de la stabilité des plus bas salaires. Ainsi, leur taux de pauvreté a connu une hausse de 0,6 points en l’espace d’une année (de 6,3 % en 2010 à 6,9 % en 2011).

Le niveau de vie moyen s’est stabilisé


Cette évolution n’a bien évidemment pas seulement concerné que la France. La même année, la Grèce détenait le record européen du plus haut taux de pauvreté monétaire des actifs occupés avec 15,1 %. La France est toutefois l’un des pays de l’Union Européenne les moins touchés par le taux de pauvreté global, mais fait partie des sept pays européens ayant connu les plus fortes hausses, avec 1,2 point d’augmentation entre 2008 et 2011.


C’est tout l’inverse pour les personnes aisées. Elles ont vu leur niveau de vie s’améliorer, malgré la crise économique et financière de 2008. En effet, celle-ci n’a eu aucun impact à long terme sur les plus hauts revenus dot la croissance n’a été qu’interrompue brièvement. D’après l’Insee, cela s’explique par les revenus du patrimoine, mobilier ou fonciers. Cela représentait les deux tiers de l’augmentation de 4,5 % qu’a connue la massa des hauts revenus entre 2010 et 2011. Toutefois, tout n’est pas tout noir. S’il y a eu une augmentation en continue entre 2004 et 2008 avant une baisse en 2010, le niveau de vie moyen de la population française s’est stabilisé à 19 550 euros en 2011, soit 1 630 euros par mois. Reste à savoir si ces chiffres sont toujours d’actualité trois ans plus tard.