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Sur le périphérique, la vitesse à 70 km/h aurait permis de diminuer les bouchons

Publié le  Par Antoine Sauvêtre

Crédit image © THEfunkyman - flickr


D’après une étude de la société d’infotrafic Inrix, que Metronews s’est procuré, le passage de la limitation de vitesse de 80 à 70 km/h sur le périphérique parisien aurait permis de fluidifier le trafic, et donc de diminuer les bouchons de 36%.

Depuis le 10 janvier, la vitesse maximale sur le périphérique parisien est passée de 80 à 70 km/h. Avec cette mesure, la mairie de Paris souhaitait principalement réduire l’émission de polluants par le trafic routier sur le périphérique. Ce dernier contribue à lui seul à 35% des émissions de particules fines liées au trafic parisien, selon la mairie. Mais une étude de la société d’infotrafic Inrix, que Metronews a pu consulter, vient apporter un nouvel argument à la municipalité. Selon elle, la mesure aurait permis de réduire les embouteillages de 36%.

« Réduction de l’effet accordéon »

Pour arriver à ce résultat, la société a utilisé des données anonymes transmises, entre le 10 janvier et le 10 juin 2014, par des millions de GPS dont les automobilistes circulent sur le périphérique. Elle les a ensuite comparées avec celles de l’année précédente, sur la même période. L’analyse des ces données a révélé qu’un automobiliste a passé 66 minutes par jour dans les bouchons – c'est-à-dire une vitesse inférieure à 40 km/h – sur le périphérique en 2014, contre 104 minutes en 2013.
 

L’un des experts d’Inrix, Chris Lambert, a indiqué à Metronews que cela « peut s’expliquer par un trafic fluidifié, avec une vitesse plus régulière qui entraîne mécaniquement une réduction de l’effet accordéon ». Conséquence : les points de congestion seraient ainsi « moins nombreux ».

Prudence

Cependant, de l’aveu même de la société Inrix, ces résultats sont à relativiser. En effet, cette étude n’est « pas pondérée par des facteurs exogènes » comme les jours de grèves ou les accidents, qui jouent sur les résultats. Pour autant, l’écart entre les deux années est particulièrement important. D’autres études devraient venir confirmer ou infirmer ce premier résultat. Pour le moment, il n’y a pas eu de résultats flagrants concernant la pollution. Il éventuel effet dans ce domaine prend du temps avant d’être analysé. Même chose concernant l’accidentologie, alors que la municipalité avait indiqué que la réduction de la vitesse permettrait de diminuer de 23% le nombre d’accidents et de 65% le nombre de blessés graves et de tués.
 

Seul l’organisme Bruitparif avait constaté « une baisse de 1,2 décibel la nuit, et de seulement 0,5 décibel le jour ». Un résultat difficilement perceptible à l’oreille alors que la mairie insistait sur la nécessité de diminuer la pollution sonore pour les 100 000 personnes vivant près du boulevard périphérique. Une autre donnée en revanche est ne prête pas à confusion. Depuis que la vitesse est passée à 70 km/h, les radars du périph' n’ont jamais autant flashés…