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Michel Hidalgo, l’homme qui a réveillé le football français

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

Crédit image © dr


Humaniste, remarquable technicien et meneur d’hommes (en douceur) Michel Hidalgo qui permit au football français de sortir de l’anonymat est mort ce jeudi à Marseille.

Il avait été le patron de l’équipe de la génération dorée du football, celle des Platini, Giresse, Tigana, Fernandez et autre Rocheteau : Michel Hidalgo est décédé ce jeudi à son domicile de Marseille. Il avait 87 ans. Sa mort n’est en rien due à l’épidémie de coronavirus. Il s’est éteint « naturellement, d’épuisement » a précisé sa famille.

Avant d’embrasser la carrière de sélectionneur qui allait le rendre célèbre, Michel Hidalgo avait été footballeur international (une sélection), ailier droit d’abord avant d’être milieu de terrain. Il avait débuté sur les pelouses à l’US Normande, puis au Havre avant de porter le mythique maillot du Stade de Reims avec il disputa la première finale de la Coupe des clubs champions, aujourd’hui devenue Ligue des champions. C’était contre le prestigieux Real Madrid, vainqueur de l’épreuve. Il avait d’ailleurs parqué un but de la tête. Il quitta ensuite Reims pour Monaco.

C’est en 1976 qu’il devint sélectionneur de l’équipe de France. Avec elle, il allait notamment remporter le championnat d’Europe des nations 1984 (aujourd’hui l’Euro). C’était le premier titre international de l’équipe de France lui permettant ainsi de sortir de l’anonymat du football international et de l’installer par la suite dans le gotha mondial. C’était au Parc des princes contre l’Espagne et Platini fut l’auteur du but marqué grâce à une boulette du gardien ibérique Arconada. Porté en triomphe par les Bleus, Michel Hidalgo quittait par la grande porte l’équipe de France. Probablement le meilleur souvenir der sa carrière marquée par l’échec de l’inoubliable demi-finale du Mondial de Séville perdue après prolongations face à l’Allemagne. Il termina sa carrière au poste de directeur technique national puis devenant manager de l’Olympique de Marseille sous le règne de  Bernard Tapie jusqu’en 1991.

« Je garde le souvenir d’un monsieur doux, pédagogue et sincèrement humaniste. Il était exemplaire d’humanité mêlant la bienveillance de l’éducateur à l’affection d’un père. Il m’a protégé avec douceur, m’a permis de m’épanouir sur le terrain et a fait partie de ceuc qui m’ont permis de devenir le joueur que je suis devenu. Michel Hidalgo restera à jamais dans mon cœur », a réagi Michel Platini (Le Monde).


Michel Platini et Michel Hidalgo, en 1984 (photoDR).