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SportExpress : quand l’UT Mont-Blanc défend sa vallée

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

Crédit image © dr


Quand l’Ultra Trail du Mont-Blanc défend sa vallée, quand un couple de patineurs se lâche, quand un vainqueur du Giro raccroche, quand Violette repart et quand un ‘’clasico’’ déshonore le football… L’actualité du sport vue au-delà du simple résultat.

L’Ultra Trail Mont-Blanc, le plus célèbre et le plus convoité rendez-vous du running (avec la Diagonale des fous) vient d’ouvrir ses inscriptions. Mais cette année, l’organisation a mis en place un certain nombre de mesures concernant la pollution engendrée par le nombre de concurrents et de spectateurs. Et pour les premiers nommés, la pilule a, pour certains, du mal à passer.

L’organisation de l’UTMB estime en effet que 85 % des émissions de CO2 autour de Chamonix vient des des déplacements des concurrents et de leurs accompagnateurs. Ce qui, il faut bien reconnaître, peut troubler le bon équilibre environnemental haut-savoyard.

Réduction de 20 % de CO2 d’ici à 2030, c’est l’objectif des organisateurs. Pour ce faire, a été mis en place dès les première inscriptions (commencées le 8 janvier) un avantage pour l’obtention du dossard. 

Ainsi les concurrents venant en train, bus ou covoiturage (et le justifiant) bénéficieront d’un bonus préférentiel. Cette contribution carbone sera calculée selon le monde de transports et pourrait coûter de quelques centimes supplémentaires à près de deux cents euros. En clair, les concurrents utilisant un itinéraire moins carboné gagneront 30 % de chance supplémentaire pour leur dossard. Précision, pour la voiture il n’y aura pas de différence entre les thermiques, hybrides et tout électrique, histoire de limiter leur nombre dans la vallée de Chamonix. 

Il va sans dire que ces disposition écologiques ne plaisent pas à tout le monde. Mais il faut bien reconnaître que le seul fait de courir est certes un mode de vie mais ne peut être en rien un alibi pour aimer et protéger la nature. Ces dispositions constituent en tous cas une première dans le monde du sport. On ne peut que s’en réjouir.

 

A part ça...

- A part ça, rien ne va plus entre Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron. Même s’il affirme dans L’Equipe (8 janvier) avoir de l’affection pour son ex-partenaire, le patineur raconte une relation très complexe entre eux. Elle, de son côté, vient de sortir un livre dans lequel elle ‘’dénonce’’ le côté « contrôlant, exigeant, critique... » de Cizeron. Sans oublier de tacler le monde du patinage dans lequel elle « a trop souffert d’essayer de trouver sa place. ». La fin d’une belle histoire...

- A part ça, le peloton cycliste perd un de ses grands acteurs. A la surprise générale, Simon Yates (33 ans) a annoncé qu’il mettait fin à sa carrière. Le Britannique avait notamment remporté la Vuelta 2018, le dernier Giro et l’étape du Mont-d’Or du Tour 2025. On ne connaît pas les raisons qui l’ont poussé à raccrocher son vélo mais il semble qu’il ait ressenti une certaine lassitude. « Le cyclisme fait partie de ma vie (…) Il a façonné chaque chapitre de ma vie. Je suis profondément fier de ce que j’ai réussi à réaliser », a t-il expliqué. On n’en saura pas plus...

- A part ça, Violette Dorange est désormais skippeuse de l’Imoca ‘’Initiatives coeur’’ de Samantha Davies. La navigatrice britannique a cédé la barre à la jeune Française mais restera sa coach. Au programme de la Française : le Vendée Globe de 2028 bien sûr mais avant cela ce sera cette année le Vendée Arctique dans les mers froides du Nord et la Route du Rhum à l’automne. Bon vent...

- A part tout ça… Un Clasico, tu parles ! Une parodie, oui ! Tirages de maillot, ceinturages, simulations, protestations, tacles pas contrôlés à la limite de l’agression*, corners foires d’empoigne, entraîneur hystérique... Toute la panoplie d’un match de football gâché. Le plus terrible, c’est que Barcelonais et Madrilènes sont des joueurs de grand talent, voire pour certains des artistes (à l’image de Rapinha, auteur de deux buts) et que malgré leur antagonisme, ils auraient pu offrir autre chose que ce ramassis de mauvais gestes et de mauvais esprit. Une finale spectaculaire, a t-on pu entendre et lire. Moi, j’ai failli couper la télé...
*Relevant de blessure, Mbappé, entré à vingt minutes de la fin, a subi un tacle d’une violence extrême sur le tibia. Entre autres mauvais gestes du match…

(Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, Ouest-France, sites internet)