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Tour de France : l’énigme Seixas

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

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Pogacar grandissime favori. Vingegaard prêt à le contrer? Et quid du talentueux français Paul Seixas ? Une fois encore, le Tour s’annonce passionnant.

Duos magiques. Coppi-Bartali, Anquetil-Poulidor, Meckx-Ocana, LeMond-Fignon, et quelques autres duos.. Plus précisément ces duels qui ont marqué l’histoire du Tour de France. L’édition 2026 (4-26 juillet) ne dérogera pas avec le nouveau mano à mano que devraient nous offrir Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard. Ultra favori, le Slovène et ses 13 succès en 16 jours de course cette saison partira à la conquête d’un cinquième sacre sur les Champs-Elysées. Le Danois, ‘’facile’’ vainqueur du Tour d’Italie cette année devrait être une nouvelle fois son principal rival. Derrière eux, Remco Evenepoel sera à l’affût de leur moindre défaillance. Mais il partira avec ce handicap qu’est son manque d’explosivité en haute montagne. Voilà pour le trio magique.

L’énigme Seixas. Trio magique qui pourrait se transformer en quatuor si… Si Paul Seixas venait se mêler à la lutte. Le jeune Français de 19 ans qui, en un peu moins d’un an, a confirmé son énorme potentiel, pourrait bien venir troubler la ‘’quiétude’’ des maîtres. Reste qu’il découvrira le Tour avec tout ce que cela comporte d’inconnues pour un néophyte. La tension permanente du peloton, les chutes, les grandes manœuvres des équipes majeures (UAE Emirates, Visma, Ineos, RedBull Bora…), les sollicitations post-arrivées sont autant de pièges qui peuvent déstabiliser. Et puis, ces trois semaines de course seront une découverte de plus. Tiendra t-il la distance ? Et comment aura t-il récupéré de sa chute au Tour Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Dauphiné).Autant de questions en forme d’énigmes pour celui que le cyclisme hexagonal et ‘’son’’ Tour de France attend depuis bien longtemps…

A suivre. Bien entendu, d’autres pourront venir troubler le jeu ténors. On citera en vrac le Colombien Richard Carapaz, le Norvégien Johannessen (5e en 2025), l’Allemand Lipowitz (3e en 2025) et le talentueux Juan Ayuso. 
Côté français, Kevin Vauquelin, coqueluche 2025, Romain Grégoire, le tout nouveau champion de France,Valentin Paret-Peintre , le vainqueur 2025 du Ventoux, et Lenny Martinez, les grimpeurs, le finisseur Dorian Godon ou encore l’opportuniste Axel Laurance pourraient confirmer, derrière l’étoile Seixas, le nouveau ressort du cyclisme hexagonal.

Les étapes
1re étape, 4 juillet : Barcelone – Barcelone, CLM par équipes (19km) 
2e étape : 5 juillet : Tarragone – Barcelone (182 km)
3e étape, 6 juillet : Granollers-Les Angles (196 km)
4e étape, 7 juillet : Carcassonne – Foix (182 km)
5e étape, 8 juillet : Lannemezan – Pau (158 km)
6e étape, 9 juillet : Pau -Gavarnie/Gèdre (186 km)
7e étape, 10 juillet : Hagetmau – Bordeaux (175 km)
8e étape, 11 juillet : Périgueux – Bergerac (182 km)
9e étape, 12 juillet : Malemort – Ussel (185 km)
10e étape, 14 juillet : Aurillac – Le Lioran (167 km)
11e étape, 15 juillet : Vichy – Nevers (161 km)
12e étape, 16 juillet : Nevers/Magny-Cours (circuit) – Châlon -sur-Saône (181 km)
13e étape, 17 juillet : Dole – Belfort (285 km)
14e étape, 18 juillet : Mulhouse – Le Markstein (155 km)
15e étape, 19 juillet : Champagnole – Plateau de Solaison (184 km)
16e étape, 21 juillet : Evian-les-Bains – Thonon-les-Bains (CLM individuel (26 km)
17e étape : 22 juillet : Chambéry – Voiron (175 km)
18e étape, 23 juillet : Voiron – Orcières-Merlette (185 km)
19e étape, 24 juillet : Gap – L’Alpe d’Huez (128 km)
20e étape, 25 juillet : Bourg d’Oisans – L’Alpe d’Huez (171 km)
21e étape, 26 juillet : Thoiry – Paris/Montmartre/Champs-Elysées (130 km)

Les étapes clés
Gavarnie, Angles et Haag. Deux lieux nouveaux. D’abord, Gavarnie (9 juillet) et son extraordinaire cirque. Car après les classiques Aspin et Tourmalet, il faudra se coltiner une longue montée de près de 19 km à seulement 3,7 % mais diablement usante ; comme un long faux plat. Et si le vent contraire se mettait de la partie. Il faut en tous cas espérer que le spectacle soir à la hauteur de l’imposante beauté de ces paysages pyrénéens.
Autre nouveauté, Les Angles, le troisième jour après avoir quitté l’Espagne et la Catalogne. Une courte montée (1,7 km) certes mais à 6,5 % qui pourrait favoriser les puncheurs… s’ils ont résisté aux très difficiles 9,3 km du col de Toses. 
A noter encore, dans la 14e étape (18 juillet), l’ascension du Grand Ballon et la trouvaille des organisateurs, le col de la Haag et ses 11,2 km à 7,3 % 

Huez en double. Absent depuis 2022, l’Alpe d’Huez fera donc son grand retour. Et de quelle manière : deux arrivées l’avant-veille et la veille (19e et 20e étape) du final parisien juste après celle d’Orcières-Merlette. (23 juillet) L’étape du samedi sera d’ailleurs dantesque avec ce que l’on peut faire de plus difficile en matière de courses par étapes. Jugez-en : 5600 mètres de dénivelé entre Bourg d’Oisans et Huez en passant par les cols historiques de la Croix de Fer, du Télégraphe et du Galibier avec en conclusion le col de Sarenne. « Du jamais vu à la veille de l’arrivée », avait commenté Christian Prudhomme lors de la présentation de l’épreuve.