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Tour de France : des contrôles pour un sport crédible

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

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Après les contrôles nocturnes de Vingegaard et Pogacar, une autre série de contrôles a eu lieu lors de la journée de repos. C’est la règle du jeu.

Le cyclisme n’y échappera pas… Fort de sa sulfureuse tradition d’un autre siècle (c’était dans les années 80-90), le monde du vélo est le plus dans le viseur des agences anti-dopage et doit probablement être le sport le plus surveillé. A t-on d’ailleurs entendu parler de contrôles pendant le Mondial de foot ?
Toujours est-il que de nombreuses visites ont été effectuées hier lundi lors de la journée de repos avant le contre-la-montre de ce jour entre Evian et Thonon, deux villes réputées pour leurs eaux claires…

Après les contrôles quelque peu controversés de Vingegaard et Pogacar à des heures de plein sommeil (2 heures du mat’ pour le Danois et 5 heures pour le quadruple vainqueur de l’épreuve), d’autres équipes ont visitées par les contrôleurs de l’ITA (International Testing Agency) lundi dans la soirée et même au début de la nuit quand certains coursiers étaient déjà au lit. Mais sans excès horaires. Ainsi de l’équipe de Paul seixax, Décathlon/CMA-CGM, celles de Groupama-FDJ, Picnic-Jayco-Aula et de RedBull-Bora (de Remco Evenepoel).

En réponse aux critiques des visites considérées trop nocturnes, les responsables des contrôles, conscient du trouble qu’ils peuvent apporter aux coureurs, se sont justifiés par un communiqué: « Nos contrôles ne sont jamais aléatoires. Ils s’inscrivent dans une analyse de risques en prenant en compte un large éventail de facteurs et de données afin de définir la stratégie de contrôle la plus efficace... ». Un responsable de l’équipe RedBull a de son côté déclaré que le « règlement autorise les contrôles au coeur de la nuit. Ils contribuent à garantir un sport propre et crédible. Cela fait donc partie du jeu... »