SportExpress : « Le souvenir d’un frisson... »
Publié le Par Jacques-Henri Digeon
La "beauté sauvage" d’Alaphilippe, le bad’, sport "balnéaire", la "retraite" de Der Zakarian et le "respect qui s’apprend"… L’actualité du sport, ses belles phrases et ses bons mots piochés dans la presse.
Il a été un des plus grands champions du sport français et plus particulièrement du cyclisme avec deux titres de champion du monde, un Milan-San Remo, trois Flèches Wallonnes, une Strade Bianche et dix-huit jours en jaune sur le Tour 2019. A 34 ans, Julian Alaphilippe a décidé de raccrocher son vélo et de quitter ce peloton qu’il avait tant animé et aimé. Une décision prise très probablement après son récent Tour de France conclu à une très modeste 125e place. Ce qui ne l’a pas empêché de grimper la rue Lepic sous les vivats de la foule parisienne, preuve de son énorme popularité.
Dans l’édition du samedi 22 août de L’Equipe, notre confrère Alexandre Roos lui a rendu un vibrant hommage dont nous avons deux extraits après avoir évoqué ce dernier Tour « qui l’aura laissé désenchanté... » Qu’il nous permette aujourd’hui de rapporter ses écrits.
« Le désenchantement n’a jamais été un compagnon d’Alaphilippe, et c’était bien le signe qu’il s’agissait de la fin, car on l’avait toujours vu virevolter dans tous les sens, sur le vélo et en dehors, un Marsupilami sautillant, une fée, avec une épée magique plutôt qu’une baguette. »
« Il a laissé en chacun de nous, le souvenir d’un frisson, d’un hurlement de larmes, car chacun de ses chefs-d’oeuvre épousait les lignes de sa beauté sauvage. »
A part ça…
Sport de plage… Les raquettes françaises raflent tout. Arthur Fils, d’abord, qui a remporté dimanche le Masters 1000 de Cincinnati, le premier succès sur un tournoi de tennis de ce niveau depuis celui de Jo-Wilfried Tsonga en… 2014 ! Une semaine plus tôt, c’était Félix Lebrun qui s’adjugeait son premier Grand Smash de tennis de table.
Et ,cerise sur le gâteau, ce week-end à New-Delhi, le badminton s’est paré deux fois d’or aux Mondiaux avec le double mixte Delphine Delrue-Thom Gicquel et Alex Lanier dans l’épreuve reine du simple messieurs. « Sport de plage, je crois qu’on ne peut plus le dire. Je crois qu’il va falloir monter de catégorie. Sport balnéaire, au moins, ce serait sympa », a commenté avec le sourire le champion.
Retraite... « Si on n’est pas content de moi, qu’on me renvoie, j’irais à la retraite... » De Michel Der Zakarian après la défaite à domicile (2-5) de Nantes face à Rodez, la troisième en trois matches de Ligue 2. Le plus "drôle" c’est que Vahid Haililodzic avait dit la même chose à la fin de la saison dernière lorsqu’il ne réussissait pas à sortir Nantes de l’ornière de Ligue 1…
Aller-Retour... « Le respect pour les clubs et les supporters, c’est comme la pelouse, ça s’entretient ». Même si on regrette souvent leurs débordements, on peut parfois sourire de leur humour. Ainsi de cette banderole des Rennais à l’adresse du Paris Saint-Germain. Faute d’une pelouse du Parc ruinée par la canicule, le club parisien a dû jouer son premier match (l’aller) de Ligue1 au Rohazon Park. Mais il refuse que le match retour ait lieu sur ce même terrain et non à Paris comme le règlement le stipule.
100 millions… « Les transferts, c’est devenu un truc de fou. Ça dépasse tout entendement (…) Je pensais jouer à une bonne époque, je me suis trompé. C’est pour ça que je continuer à jouer. ». A 39 ans, Olivier Giroud prend toujours autant de plaisir à jouer et à marquer comme son ouverture du score dimanche avec Lille à Angers. Mais au-delà de sa carrière, l’ex-Bleu s’étonne encore de ce monde du football toujours plus riche et prêt à tout pour s’offrir les meilleurs joueurs. Comme vient de le faire Manchester City qui a déboursé 100 millions d’euros pour le Marocain de Lille Ayoub Bouaddi, soit la plus grosse vente de la Ligue 1 pour un club étranger.
Aversion. Et à part tout ça, Philippe Bouvard, décédé lundi, avait une aversion totale pour le sport, pour l’effort physique. Il n’était pas rare qu’il tourne en dérision les compétitions voire des sportifs. Pour lui, la seule véritable compétition, c’était l’écriture et la gymnastique de l’esprit.
« Si l’activité pédestre érigée en sport par les adeptes de la randonnée, ne sauve pas le monde d’un apocalypse annoncée bien avant l’apparition des progrès technologiques, elle aura eu au moins le mérite de redonner du travail aux cordonniers. » Point final.
(Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui en France, Ouest-France, sites internet).