Jeux d’hiver 2030 : trop de bosses pour Grospiron
Publié le Par Jacques-Henri Digeon
Demain jeudi, Edgar Grospiron ne devrait plus être président du comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver ‘’Alpes 2030’’. Trop de tensions, trop de pièges, trop de bosses pour l’ancien champion...
Il a beau avoir été champion olympique de ski-bosses (1992), son parcours vers les JO Alpes 2030 va s’achever même pas à mi-parcours. Trop d’embûches, trop de pièges, trop de malentendus, trop de tout…
Révélé par Le Parisien/Auourd’hui en France de mardi et confirmé par L’Equipe l’abandon (forcé) d’Edgar Grospiron après presque vingt mois de crise en crise devrait être confirmé demain jeudi. Ce sera chose faite lors de la réunion du bureau exécutif d’Alpes 2030 et, trois jours avant la venue de la commission du Comité international olympique (CIO).
C’était inéluctable. Après le refus de Martin Fourcade de devenir le chef d’orchestre des Jeux d’hiver, le ‘’Tony Estanguet des montagnes’’ (en référence au patron des Jeux 2024 de P aris), Edgar Grospiron avait été choisi par David Lappartient, président de l’olympisme français (CNOSF) avec l’accord des présidents des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Déjà à cette époque, malgré l’apparente sérénité, il y avait des tensions d’une part sur la gouvernance de Grospiron mais également sur le choix des sites. Avec, plus tard, notamment l’absence de Val d’Isère, la’’Mecque’’ du ski alpin et le renoncement en mai dernier d’Eric Ciotti, nouveau maire, de la ville de Nice pour les épreuves de hockey sur glace.
Avec l’arrivée de Cyrille Linette, ex-patron de L’Equipe et du PMU, un an auparavant (avril 2025), on pouvait penser que l’ambiance quelque peu tendue allait détendre l’atmosphère. Que nenni puisque la directrice des opération, Anne Murac, puis le directeur de la communication, Arthur Richer, allaient démissionner, suivis peu après par le responsable des rémunérations, Bertrand Méheut. Avouez que cela faisait beaucoup et qu’on ne s’étonnera pas quand Linette, fort de ses désaccords avec Grospiron, allait lui aussi jeter l’éponge.
Ambiance, ambiance, réunions diverses et bureau exécutif après bureau exécutif, autant de rendez-vous tendus, rien n’allait s’arranger. Jusqu’à ce mois de septembre et demain jeudi 10 septembre quand après avoir souvent été à la limite sur un tracé de bosses en tous genres, Edgar Grospiron chutera. Fin de parcours.