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JeuxExpress : treize secondes...

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

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La course de trop, une boucle porte-bonheur, des questions déplacées, un transfert payant…. L’actualité des Jeux d’hiver vue au-delà du simple résultat.

On le sait, les sportifs de haut niveau ont un rapport particulier avec la douleur, une résistance hors du commun face au mal et se rétablissent toujours plus vite que le spectateur lambda. Seulement, là, il ne fallait pas exagérer…

Même si certains observateurs des Jeux olympiques ont rivalisé de superlatifs avant la descente féminine de Cortina, on ne pouvait que douter du défi de Lindsey Vonn. Cinq fois sur le podium cette saison, l’Américaine avait été victime neuf jours avant d’une rupture des ligaments croisés du genou, le ‘’top du top’’ des blessures chez les sportifs. Mais, peut-être obsédée pour inscrire son nom tout en haut de la légende de sport, la blonde Lindsey, déjà raccommodée d’un peu partout, a voulu tenter l’impossible (et ridicule?) défi d’ajouter une médaille à son immense palmarès. Qui plus est à 41 ans. Il n’a pas fallu plus de treize secondes pour que ce pari insensé prenne fin et qu’elle soit évacué par hélico, la jambe gauche brisée. Bien sûr, les fans prétexteront que ce n’est pas le genou qui a lâché et provoqué la chute mais seulement la conséquence d’une faute de trajectoire ayant provoqué l’accrochage d’une porte. Peut-être. Mais qu’importe. Lindsey Vonn a tenté le diable et a perdu. La course de trop...


 

A part ça, la boucle d’oreille de Pantani...

- A part ça, le biathlon français a bien commencé sa campagne olympique avec l’or sur le relais mixte et le quartet français d’Eric Perrot, Quentin Fillon-Maillet, Lou Jeanmonnot et Julia Simon. Ce ne sera probablement pas la seule médaille française dans la discipline. En tous cas, Emilien Jacquelin veut mettre toutes les chances de son côté pour réussir. Grand fan de cyclisme et de Marco Pantani (« par son panache, c’est lui qui m’a donné envie de faire du sport »), le Français portera la boucle d’oreille de son idole, bijou d’argent qu’il s’est fait prêter par la famille du champion italien. On souhaite à Emilien de toucher un métal encore plus précieux…

- A part ça, les journalistes américains couvrant le patinage n’avaient visiblement qu’une envie : en savoir un eu plus sur le ‘’différend’’ du couple de patinage Cizeron-Papadakis et savoir si le Français avait été touché. « J’ai déjà tout dit ce que j’avais à dire », a juste répondu le Français. Et toc ! Idem pour Christine Brennan, éditiorialiste de USA Today, qui demandait quel message allait envoyer Laurence Fournier-Beaudry, la partenaire de Cizeron, aux victimes d’agressions sexuelles de Nicolaj Sorensen, son ancien partenaire. « Nous avons tout dit ce que nous avions à dire sur ce sujet et nous sommes concentrés sur les Jeux olympiques. » Et re-toc !

- A part ça, Timothy Loubineaud était très attendu sur le 5000 mètres de l’anneau de patinage de vitesse, distance dont il avait battu le record du monde il y a deux semaines. Un peu juste, le Français a terminé 5e et attendra le 10.000 de vendredi pour viser un podium. En tous cas, voilà une discipline en plein essor en France depuis qu’elle a abandonné la fédé des sports de glace (FFSG) pour celle de roller et skateboard. Et pourquoi ce transfert ? Pour une question de moyens avec un budget multiplié par six et un camp permanent d’entraînement en Allemagne où ils sont logés, nourris, blanchis et les déplacements pris en charge. « « Avant, je faisais attention au nombre de pâtes que je mangeais », s’en est amusé Loubineaud chez nos confrères de France Info. Ceci explique cela…

- Et à part tout ça, avant l’or du relais mixte du biathlon, la première médaille de la délégation française avait été celle en argent du jeune (23 ans) Mathis Desloges qui participait à ses premiers Jeux en skiathlon (ci-dessous). Il est le deuxième français à être médaillé olympique en ski de fond vingt ans après Roddy Darragon en 2006, déjà en Italie, à Turin. Derrière Desloges, Hugo Lapalus se classe 5e à seulement deux secondes du podium et Julien Lapierre 9e. C’est le meilleur tir groupé de la compétition. Au fait, c’est quoi, le skiathlon ? C’est une course de ski de fond qui se dispute sur les deux styles. D’abord le style classique où les skieurs avancent en poussant leurs skis l’un après l’autre et suivent un sillon (sauf pour doubler) puis pour finir le style libre en ‘’pas de patineur » (comme en biathlon).


(Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, Ouest-France, France Info, sites internet)