MondialExpress (3) : ces matches qui ont marqué l’histoire
Publié le Par Jacques-Henri Digeon
Ces matches de légende, ces primes qui ont fait débat, ces pauses-fraîcheur qui rapportent et ces affiches sans grand intérêt… Le Mondial et ses à-côtés.
C’est donc le match Mexique-Afrique du sud qui ouvert le Mondial. Dans un stade chargé d’histoire. C’est en effet à l’Azteca qu’ont eu lieu trois matches de légende entrés à jamais dans l’histoire. Les plus anciens s’en souviennent encore.
17 juin 1970, ‘‘Match du siècle’’... Demi finale, Allemagne-Italie. 1-1 à la fin du temps réglementaire, Schnellinger arrachant l’égalisation dans les arrêts de jeu au grand dam des Italiens qui menaient grâce au but de Boninsegna. La prolongation sera épique. But de Gerd Muller, égalisation de Burgnich, but de Riva pour la Squaddra et doublé de Muller : 3-3 ! Et c’est là que ce match atteindra le paroxysme grâce à l’artiste Gianni Rivera qui offrira juste après la reprise du jeu la victoire à l’Italie. De ce match qui sera qualifié de ‘’Match du siècle’’, on retiendra encore l’image de Franz Beckenbauer, blessé, le bras en écharpe qui, malgré la souffrance, ira jusqu’au bout. On en redemande…
21 juin 1970, Pelé et cie… Quatre jours après, c’est face au Brésil que se retrouvera l’Italie. Mais pas n’importe quel Brésil : celui de Pelé, bien sûr, mais aussi de Jairzinho Tostao et Rivelino, joueurs d’exception et de légende aux côtés de celui qui est encore considéré comme le plus grand joueur que le football a connu. Au sommet de son art, le Brésil l’emportera 4-1 avec comme chef d’oeuvre cette tête de Pelé et cette reprise de Jairzinho. Inoubliable.
22 juin 1986, la ‘’main de Dieu.’’ Là encore, le stade Azteca sera le théâtre d’un geste inoubliable. Certes marqué du sceau de la tricherie mais… Ce geste, c’est le but de Maradona dans le quart de finale Argentine-Angleterre, but inscrit de la main sans que l’arbitre n’y voit une évidente faute. Quelques minutes plus tard ce même Maradona éliminera pas moins de cinq Anglais dans un longue et diabolique course de 50 mètres pour aller tromper l'infortuné Shilton. Dans l'Histoire…
A part ça…
- A part ça, non sans mal mais ça y est c’est fait. Les joueurs et la Fédé se sont mis d’accord pour le montant des primes et les invitations. On ne connaît pas le montant, mais les discussions ont été basées sur la prime de 400.000 euros que les Bleus avaient touchés après leur sacre de 2018 en Russie et les 500.000 de 2022. Détail d’importance, précise L’Equipe, les joueurs les plus sélectionnés reversent cette prime aux membres du staff. Pour ce qui concerne les invitations aux familles, les joueurs en auront quatre pour leur famille et auront la possibilité d’en acheter des supplémentaires à leurs frais.
- A part ça, les pauses fraîcheur font débat. Elles sont globalement critiquées. D’abord parce qu’elles font un peu passer les footballeurs pour des ‘’chochottes’’, ensuite parce qu’elles ne sont pas forcément nécessaires sauf en cas de très grosse chaleur et qu’elles augmentent paradoxalement le temps de jeu et enfin parce qu’elle cassent le rythme du jeu. Surtout, comme le constate Didier Deschamps, lorsqu’une équipe est dans un temps fort. Mais plus encore, elles sont le reflet du foot-business cher à Gianni Infantino et à son compère Donald car elles génèrent d’importantes recettes publicitaires dans un minimum de temps. Autre remarque, on se demande pourquoi le chrono continue de tourner pendant ces pauses...
- A part ça, le Mexique a logiquement battu (2-0) l’Afrique du Sud dans le match d’ouverture jeudi dernier. Mais le match s’est terminé dans une certaine confusion après que l’arbitre a sorti pas moins de trois cartons rouges. Deux pour l’AfSud et un dans les arrêts de jeu pour le Mexique. Pour un match de gala, ça fait mauvais effet…
Et à part tout ça…
- Et à part tout ça, on a lu dans Corse-Matin (sous la plume de Jean-Toussaint Legato) que les Corses n’étaient pas trop passionnés par ce Mondial. D’abord parce, ‘’nationalisme’’ oblige, ils ne sont pas forcément supporteurs des Bleus mais plutôt de la Squadra d’Italie, hélas, absente pour la troisième fois du rendez-vous planétaire du foot. Mais plus encore, c’est le trop grand nombre d’équipes qualifiées (48) qui contribue au désintérêt. « Qui a envie de regarder Equateur-Curaçao ? » s’est ainsi exclamé un interviewé. Et un autre d’affirmer qu’il ne comptera pas se « lever à une heure et demie du matin pour regarder Ouzbekistan-Congo ». On est d’accord…
(Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, Ouest-France, Corse-Matin, sites internet).