Mondial : quand le racisme s’en mêle
Publié le Par Jacques-Henri Digeon
Il y eu les affaires de visa pour certaines équipes, il y a eu l’affaire Trump et du carton rouge. Et maintenant, c’est le racisme qui vient engluer le Mondial. Triste, triste...
C’est d’abord la sénatrice du Paraguay qui a commencé. Après la victoire (1-0) des Bleus sur l’équipe de son pays en huitième de finale, Celeste Amarilla (un pourtant si joli nom…) s’en était pris à Kylian Mbappé. « Cet abruti n’a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais rencontré étaient des chimpanzés. » Quelle élégance ! Le capitaine des Bleus lui avait répondu en la traitant de « femme méprisable et indigne de sa fonction. » Si le gouvernement paraguayen s’était officiellement excusé, le conseil de la sénatrice avait accusé le capitaine des Bleus de diffamation allant jusqu’à envisager son extradition ! Le parquet de Paris avait quant à lui annoncé l’ouverture d’une enquête après la plainte déposée par la Fédération française de football (FFF).
Aujourd’hui, à deux jours, de la demi-finale France-Espagne à Dallas (mardi, 21 heures), c’est l’ancien premier ministre espagnol (2011-2018), Mariano Rajoy qui, tout en reconnaissant que les Bleus étaient une « équipe de très haut niveau », s’est étonné dans une tribune du quotidien El Debate qu’elle soit « sans aucun joueur français ». Une déclaration indigne de la part d’un homme politique qui avait, rappelons-le, quitté ses fonctions ses fonctions son parti (Parti Populaire) ayant été impliqué dans une affaire de corruption.
C’est enfin l’Argentin Hebe Casado, vice-gouverneur de la province de Mendoza, qui a défini les Bleus comme « équipe africaine. » Là encore , une sortie en forme de déstabilisation en vue, peut-être, d’une nouvelle finale France-Argentine.
Pas joli, joli tout ça...