MondialExpress (der) : ouf, c‘est fini !
Publié le Par Jacques-Henri Digeon
Ca y est, le Mondial, c’est du passé. Et fini, les nuits trop courtes et les matches à rallonge. Bon, à part ça, fort de quatorze années avec un palmarès plus que positif, Didier Deschamps cède la place à Zinedine Zidane. Officialisation prévue avant la fin du mois. A part ça, le foot de ce Mondial n’a pas offert sa meilleure image...Humeur...
Au début, ça ne passait pas vite. Avec 48 équipes et tous ces matches. A 21 heures, on a l’habitude. A 23 heures, passe encore mais uniquement pour les matches des Bleus ou de grandes équipes. Mais à une heure du mat’ et encore pire à 3 heures et même 5, fallait pas pousser. Mais quelle idée de faire joueur un Mondial dans un pays aussi grand que les Etats-Unis avec plusieurs fuseaux horaires.
Et puis, ça c’est accéléré à partir des huitièmes. Et quarts, demies et finale, ça s’est conclu au sprint. Bon d’accord, on va avoir un petit manque. Mais, il faut bien l’avouer, hier, sur le coup de minuit, après des prolongations à rallonge et une mi-temps d’une demi-heure (spectacle américain oblige), on a poussé un grand soupir de soulagement. Ouf, c’est fini !
DD s’en va, ZZ arrive. On l’avait rarement vu aussi dépité et en colère à la mi-temps de France-Angleterre. « On ne peut pas faire pire, ça a été catastrophique (…) On n’a pas le droit de faire ça, pas comme ça. (…) C’est une question d’honneur... » En fait, plus que la prestation sans relief de ses troupes, c’est à l’équipe de France que Didier Deschamps avait mal. La suite, on la connaît avec le réveil des Bleus, magie du football, et une presque remontada. Bien que battus, les Français sauvaient l’honneur et DD, malgré la déception du résultat (6-4 pour l’Angleterre) pouvait s’en aller la tête haute. Avec dans sa valise, un titre mondial en 2018, une finale en 2022, des finales et des demi-finale européennes. Soit un bilan chiffré de 186 matches, 32 matches nuls et autant de défaites et 122 victoires. Pas sûr qu’un autre sélectionneur ait fait mieux dans le monde…
Cette page tournée, ce sera désormais à Zinedine Zidane d’assumer. Fort de son expérience au Real Madrid et de ses trois Ligues des champions consécutives (2016, 2017, 2018), fort de son management de monstres des pelouses (Benzema, Ronaldo, Ramos, Modric…), Zizou a toutes les cartes en mains pour poursuivre l’oeuvre de son compère capitaine du Mondial 1998. En attendant sa nomination officielle (à la fin du mois ?), on sait que sa première apparition à Clairefontaine aura lieu en septembre et que son premier banc de touche sera en Turquie pour le match de Ligue des nations, le 25 de ce mois.
Pour l’instant, ZZ s’attelle à façonner son staff avec comme adjoint David Bettoni, son fidèle collaborateur, accompagné d’une partie de son équipe du Real. Parmi les chuchotés, Fabien Barthez qui pourrait être l’entraîneur des gardiens. Réponse dans quelques jours. Une nouvelle aventure commence pour les Bleus.
A part ça…
- Trop, c’est trop… Cela faisait des nouvelles règles instaurées pour ce Mondial : lutter contre les gains de temps. Ainsi, une touche et un dégagement aux six mètres devaient être effectués dans les cinq secondes. Excepté quelques matches entre équipes de second plan, on n’a pas vu beaucoup de remises en jeu trop longues sanctionnées par les arbitres. Idem, parmi les nouvelles normes, il fallait sanctionner à bon escient pour favoriser la continuité du jeu. Tu parles ! Du coup, certaines équipes en ont bien profité, à commencer par le Paraguay face à la France et, bien sûr, l’Argentine en finale, qui ont fait honte au football. Pour beaucoup moins que ça, le rugby sanctionne… Et on ne vous parle pas de cette règle irréelle de sanctionner tout joueur mettant la main (ou le coude ou le bras) devant sa bouche de manière provocante à l’égard d’un adversaire… C’est ce qu’ils appellent lutter contre les discriminations. Ne serait-il pas mieux d’éduquer les joueurs et leur apprendre les règles de bonne conduite. Pauvre football…
- Quand le ridicule… On aura tout vu sur ce Mondial. De Omar Artan, l’arbitre somalien refoulé à son arrivée sur le sol américain par les services d’immigration à la décision de la Fédération internationale d’autoriser, en cas de victoire (ouf, ils ont perdu…) les joueurs argentins à afficher une banderole politique « Las Malvinas son argentinas » (Les Malouines sont Argentines) en passant bien sûr par le coup de téléphone de Donald Trump à Gianni Infantino pour annuler le carton rouge du joueur américain Balogun. Mais dans le ridicule, la palme reviendra aux 100.000 soit-disant supporteurs français qui ont signé la pétition (sur le site MyPetition) pour faire rejouer le match France-Espagne, estimant que les Bleus avaient été dupés par l’arbitrage. Du grand n’importe quoi…