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SportExpress : Gianni-Donald, infernal duo

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

Crédit image © Capture d'écran F24


C’est le nouveau projet du duo Infantino-Trump : vendre le Mondial à des investisseurs. Le monde du football s’y oppose...

Donald et Gianni (suite). A n’en plus douter, Gianni Infantino est sous influence. Celle de Donald Trump. A peine le Mondial bouclé avec le ‘’mélange des genres entre football et politique’’ (écrit L’Equipe de ce 20 juillet), le président de la Fédération internationale (association à but non lucratif, doit-on préciser) a imaginé de vendre des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés, histoire d’augmenter encore les revenus de la FIFA et de voir les 221 associations affiliées toucher chacune la bagatelle de 211 millions de dollars. Sans oublier une hausse substantielle de ses revenus personnels. Mais là où l’affaire fait ‘’sourire’’ (agace, révolte…) c’est que parmi les investisseurs, il y aurait un certain Joshua Kushner. Certes inconnu du grand public , il n’est autre que le frère de Jared, le gendre du président américain. De là à imaginer que Donald-Picsou aurait soufflé ce scénario à son ami Gianni-le-Suisse, il n’y a qu’un pas. Entre amis… 

Inutile de dire que l’instance européenne (UEFA), les présidents de fédérations (« Un projet inquiétant » dit Philippe Diallo, président de la FFF) mais également le Premier ministre britannique et la Commission européenne se sont déclarés opposés à une telle marchandisation et que la majorité du monde du football se dit totalement opposée à un tel montage. « La commercialisation effrénée du football est devenue nocive », a commente cette dernière.
« C’est une occasion en or de dynamiser le développement du sport à l’échelle mondiale. Mais encore une fois, il ne s’agit que d’une proposition, et non d’une obligation », s’est défendu Infantino quelque peu gêné aux entournures... 
Non, non, même si beaucoup trop d’argent circule dans le monde du football, le foot n’est pas à vendre...

A part ça...

- A part ça, Mancini, le retour. Alors que la France du football se réjouit de l’arrivée de Zidane à la tête des Bleus, le football italien vient de connaître quelques turbulences pour la nomination d’un nouveau sélectionneur. Rappelons d’abord que la Squadra a raté le Mondial pour la troisième fois de rang, un drame pour un pays fou de ballon rond. Il y a eu d’abord la nomination du duo Maldini-Leonardo comme directeur technique et conseiller spécial puis l’éventualité Guardiola et enfin la solution Pirlo, choisi par le duo. Sauf que ce dernier, Roberto Mancini, déjà à ce poste entre 2028 et 2023, a été retenu et qui devra quitter le club d’Arabie Saoudite d’Al-Aadd. Forza la Nazionale...

- A part ça, une suggestion. On l’a vu dans le récent Tour de France, l’équipe UAE de Tadej Pogacar a contrôlé la course et, forte de sa force, a étouffé les éventuelles velléités de renversement du Maillot Jaune. Ce qui a profondément ennuyé Bauke Mollema, ex-vainqueur de deux étapes sur le Tour et d’un Tour de Lombardie, et bientôt retraité du peloton. Dans sa chronique pour un quotidien néerlandais, il lance l’idée de réduire les équipes du Tour de huit à six coureurs. « Ainsi Pogacar devrait-il faire des choix et ne pourrait plus contrôler la course (…) surtout quand il faudra gérer avec des maladies ou des chutes. » Pas sûr que les instances du cyclisme aillent dans son sens, pas plus d’ailleurs que la majorité des équipes…

- A part ça, le pari Pogacar. C’est une possibilité et on devrait en savoir plus dans quelques jours. Décidément insatiable, Tadej Pogacar qui vient de triompher dans son cinquième Tour de France serait partant pour le Tour d’Espagne dans un peu plus de trois (27 septembre)semaines (22 août-13 septembre). D’autant que le départ aura lieu à Monaco où réside le Slovène. Une manière pour lui de préparer le Mondial au Canada où il briguera un troisième titre d’affilée. Mais aussi d’ajouter une ligne de plus à son déjà prestigieux palmarès. Et pourquoi pas d’imaginer un futur immense défi encore jamais réalisé de courir trois grands Tours (Italie, France, Espagne) en une saison. A Pogacar, rien d’impossible...

- Et à part tout ça, un peu de nostalgie. C’est un peu passé inaperçu mais les ‘’anciens’’ s’en sont souvenus. Le 28 juillet était un anniversaire. Celui de la médaille d’or de Guy Drut sur 110 m haies au jeux de Montréal en… 1976. Votre serviteur s’en souvient qui débutait dans la carrière de journaliste de sport et qui avait vécu l’événement devant la télévision (le journal n’avait pas d’envoyé spécial). Un grand moment d’émotion qui reste dans beaucoup de mémoires des passionnés de sport en général et d’athlétisme en particulier. Nostalgie…


Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, Ouest-France)

 



Guy Drut.