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Mondial cyclisme : l’Américain McNulty sacré au Canada

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

Crédit image ©


Au terme d’une couse débridée en l’absence de Pogacar, l’Américain Brandon McNulty a surpris tous les grands favoris et endossé le maillot arc-en-ciel de champion du monde.

Donald Trump va sûrement pavoiser ! Pensez donc : un Américain est devenu roi au Canada. Roi du cyclisme mondial, un titre qui suffira à l’empereur Donald dont on sait qu’il convoite le pays de Céline Dion pour devenir un 51e état des United States.
Trêve de plaisanterie, c’est donc l’Américain Brandon McNulty qui a endossé à Montréal le maillot tant convoité de champion du monde. Un maillot arc-en-ciel qui, soit dit en passant, restera dans l’équipe UAE Emirates, le nouveau champion étant l’un des fidèles lieutenants du double tenant du titre Tadej Pogacar, absent cette année en convalescence après sa lourde chute à la Vuelta.

Van der Poel met le feu. Tout s’est joué, pour le nouveau champion, à 31 kilomètres de l’arrivée. Après la mise à feu du peloton par Mathieu Van der Poel à quelques 90 km du terme, le retour de Van Aert sur le Néerlandais et ceux qui l’accompagnaient, après qu’à 40 bornes de l’arrivée ce même VDP se voit accompagné de l’infatigable Slovène Roglic et de l’opportuniste Britannique Onley, après qu’à quarante cinq kilomètres du terme tous les favoris se retrouvent réunis, l’Américain McNulty , sans complexe et avec quand même quelques références de puncheur, profitait d’une séquence d’observation pour se faire la malle.

Seixas a craqué. En l’espace de quatre kilomètres, l’Américain prit ses distances sur un groupe de favoris tous plus préoccupés de s’épier pour savoir où en étaient les autres. Ce qui fut fatal aux Evenepoel, Del Toro, Seixas, Van der Poel et autres Pidcock, Jorgenson, Ciccone et Ben Healy, tous classés (à l’exception de Seixas, lire ci dessous) au final dans le top 10.


Côté français, on pourra se satisfaire que les Bleus ont été les premiers à déclencher les hostilités à cent bornes de l’arrivée même si leur action ne fut que feu de paille. Cela a quand même permis à Paul Seixas de tenir sa place dans le groupe de tête avant de céder à quelques encablures du finish, victime de crampes... Une déception, il faut bien l’avouer. 
Pour conclure, on notera que l’équipes des Etats-Unis aura classé trois coureurs dans le top 10. C’est Donald qui va pavoiser...


Classement
1. Brandon McNulty (EU).
2. Micael Matthews (Australie)
3. Mathieu Van der Poel (Pays-Bas)
4. Quinn Simmons (EU)
6. Mads Pedersen (Dan)
7. Tom Pidcock (GB)
8.Matteo Jorgenson (EU)

9. Giulo Ciccone (Ita)
10. Ben Helay (Irl)
15. Paul Seixas (Fra)