Accueil |  Qui sommes-nous |  Contact


Présidentielle : le PS se divise sur l'éducation

Publié le  Par Jennifer Declémy

Crédit image ©


Une nouvelle polémique a éclaté hier au Parti Socialiste, mettant à mal l'unité derrière le candidat Hollande.

Le coup ne vient pas du camp adverse cette fois-ci, mais de l'aile gauche de son propre parti qui, on se souvient lors de la primaire avait soutenu Martine Aubry. Hier, trois ténors socialistes, Benoit Hamon, Henri Emmanuelli et Marie-Noëlle Lienemann ont demandé au candidat François Hollande de s'expliquer sur le financement des 60 000 créations de postes dans l'éducation nationale, suite à des propos tenus par un de ses lieutenants, Jérome Cahuzac, dimanche sur France5.

Ce dernier à la télévision avait expliqué que le candidat, une fois élu, financerait une telle mesure grâce à un redéploiement, sans nouvelles embauches. Des propos qui visiblement ne plaisent pas à la gauche de la gauche du parti qui ont réagi hier dans un communiqué, "surpris de l'interprétation faite par Jérome Cahuzac (...) si les 60 000 créations de postes annoncées par François Hollande ne devaient l'être que par redéploiement, cela reviendrait à réduire le service public de la santé ou de l'emploi pour consolider les moyens de l'Education Nationale. Cela n'aurait aucun sens".

Sur ce point en particulier il faut bien avouer que le candidat n'a jamais été très clair, expliquant par ailleurs hier à Gandrange qu'il donnerait des explications en temps et en heure. Le problème pour lui est que, naturellement, la droite s'est engouffré dans cette brèche, ravie de trouver une occasion supplémentaire de taper sur le concurrent le plus sérieux de Nicolas Sarkozy. Luc Chatel a ainsi demandé à François Hollande de s'expliquer sur ce sujet tandis que le secrétaire national de l'UMP Sébastien Huyghe s'est réjoui hier que "après les atermoiements sur l'avenir du nucléaire, le maintien de la filière Mox, le choix d'un local de campagne, le maintien du quotient familial, c'est au tour de la portée de la mesure phare du candidat Hollande de faire l'objet de controverses au sein de son équipe".