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Mondial : les Bleus se sortent du piège paraguayen

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

Crédit image ©


Face à des adversaires rois de l’anti-jeu, les Français se sont sortis du piège du Paraguay grâce à un penalty de Mbappé. Mais que ce match fut crispant et que ces Sud-américains font honte au football...

Les Français étaient prévenus, les Paraguayens n’ont qu’une ‘’philosophie’’ de jeu : défendre, défendre encore, défendre toujours. Ajoutez à ce système de jeu, une obsédante propension à l’exagération et à la simulation dans le contact d’homme à homme et vous obtiendrez une parodie de football d’une équipe incapable de montrer quelques qualités de création offensive.
Face à ce bloc, bloc bas diront les techniciens, l’équipe de France a eu le mérite de cent fois sur le métier remettre son ouvrage et de ne pas se précipiter. Seulement pourra t-on lui reprocher d’avoir manqué de percussion notamment en première mi-temps ;
 

Crispant


Ces quarante-cinq et quelques premières minutes furent en tous cas crispantes. Il fallut ainsi attendre le quart d’heure de jeu pour que le gardien paraguayen intervienne pour la première fois sur un centre un peu trop timide de Digne. On notera encore le tir de Koné juste à côté (21’), une tentative trop aérienne de vingt mètres de Rabiot (33’) et une volée de Kundé (35’).

 

Et aura également noté, un ceinturage de Cubas sur Mbappé (34e) et une déséquilibrage volontaire de Galarza sur le capitaine des Bleus. Tout cela sans oublier les excès des Sud-Américains dans les duel perdus ou les provocations en perturbant les tirs de corners.


A la reprise les Bleus se montrèrent plus incisifs et ouvrirent quelques brèches dans le rideau défensif de Paraguayens qu’on vit un peu plus entreprenants mais sans danger en attaque. Sur une rapide relance de Maignan, le déboulé de Mbappé échoua mais donna des idées aux hommes de Deschamps. 
 

Mbappé, 67'


Il fallut que Désiré Doué, rentré en jeu à la place de Barcola, soit poussé et fauché en même temps par deux adversaires pour que les Français soient enfin libérés (67’). Un penalty que les Paraguayens (forcément…) contestèrent tout en essayant de déstabiliser Mbappé, lequel ne se fit pas faute de tromper son vis à vis (70’) . Comme Laurent Blanc en 1998 à Lens qui avaient qualifié les futurs champions du monde d’un but en or la 114e minute, le capitaine français libérait ses troupes. Ouf, pourrait t-on dire en même temps qu’on pensait que ce n’était que justice face à ce non-jeu des Paraguayens qui plus est incapables de conclure leurs rares mouvements offensifs et d’inquiéter une défense française très, très vigilante.

Dès lors, compte tenu de leur médiocrité en attaque, on n’imaginait pas les Paraguayens venir menacer la défense. D’autant plus qu’ils s’obstinèrent dans leur méthode destructive et multiplièrent les actes d’anti-jeu à l’image de ces coups de coude sur Upamecano ou de ce coup de pied sur le tibia de Mbappé par un Paraguayen à terre sans oublier les comédies et les chutes sur des fautes imaginaires. Ou encore ce coup de poing reçu en pleine course de Kundé (90’+5) et ces nouvelles provocations et coups de coude sur Mbappé dans les toutes dernières minutes. 
Faudra t-il le dire, mais un tel état d’esprit n’a pas sa place dans le Mondial.


Voilà donc l’équipe de France en quart de finale. Ce sera à Boston contre le Maroc dans un match qu’on imagine plus dans les règles. Mais ce ne sera sûrement pas une partie de plaisir.

Philadelphie. France bat Paraguay 1-0 (mi-temps 0-0). Arbitre : Ilgis Tantashv (Ouzbekistan).
But : Mbappé (70’).