Il s'était déclaré candidat à l'élection présidentielle pour faire bouger les lignes à gauche et recentrer un peu plus le candidat socialiste sur sa gauche. A l'époque, Jean-Pierre Chevénement pouvait déclarer "je ne suis pas candidat contre François Hollande". Aujourd'hui, les choses sont nettement plus compliquées.
Sur beaucoup de points le sénateur de Belfort ne s'avoue pas franchement enthousiasmé par le programme et la campagne du Parti Socialiste avec qui le souverainiste de gauche a connu de nombreux déboires tout au long de sa vie politique. Et ce sont désormais ses soutiens qui n'hésitent plus à affirmer publiquement se trouver de plus en plus d'affinités avec le Parti de Gauche. L'un d'eux soupire même "c'est le choix le plus cohérent pour les militants", à propos d'un éventuel ralliement de Chevénement à Mélenchon.
Si le discours de dimanche a été salué par l'ancien ministre de l'intérieur, ce dernier ne transige pas sur la question des législatives, qui reste un point crucial entre les deux partis. Alors que le PS propose 10 circonscriptions au MRC, ce dernier en revendique six, condition qui permettrait à Chevénement de se désister.
Si la question électorale n'était pas réglée, le candidat du MRC pourrait donc rallier Jean-Luc Mélenchon, qui aimerait beaucoup le voir arriver dans ses rangs, mais ne veut pas trop y croire, tant que rien n'est certain.
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