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Publié le 03/02/2012 Par Jennifer Declémy





En 2009, la réforme pour l'avortement du socialiste Zapatero avait scandalisé les réformateurs et les catholiques. Aujourd'hui Mariano Rajoy veut revenir sur cette loi.


Les femmes n'auront pu profiter de cette réforme que pendant 18 mois. A peine arrivé au pouvoir, le conservateur espagnol Mariano Rajoy a décidé de revenir sur la loi de libéralisation de l'avortement adoptée en 2010 par le gouvernement socialiste. Jusqu'à cette date, tout avortement nécessitait une exception légale, or, Zapatero avait rendu cela libre pendant les 14 premières semaines de grossesse. Mariano Rajoy lui veut revenir à la loi d'avant 2010.

Pour le Premier Ministre il s'agirait de "défendre les droits des non nés", et aussi d'interdire aux adolescentes d'avorter sans le consentement de leurs parents, mais aussi de revenir sur un puissant marqueur idéologique, qui avait fonctionné à plein quand la réforme fut présentée en 2009-2010. Si le gouvernement actuel revient à la loi d'antan, l'avortement ne sera plus possible qu'en cas de viol, de malformation du foetus ou de danger physique ou psychologique pour la mère.

La gauche et les associations féministes se sont indignées de ce retour en arrière, dénonçant les conséquences qui vont en découler, comme les avortements illégaux qui peuvent mettre ces femmes en dangers.





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